Interviews de pilotes

Thomas PARISIS, concessionnaire et pilote Can-Am

Can-Am © Quadagri Parisis 
 

1. Thomas, concessionnaire Can-Am, peux-tu nous présenter le SSV avec lequel tu rouleras ce week-end ?

 

Concessionnaire Can-Am à Itxassou,  je roulerai au Labourd avec un X3 doté d’un moteur Rotax à turbo de 175 cv. Cet engin d’origine est avantageux car, contrairement aux buggys, il nous permet d’avoir le maximum de pièces de rechange et d’assistance. Cela diminue le coût et les délais de livraison. En ce qui concerne l’arceau, j’ai fait le choix de travailler avec l’entreprise BMC, une entreprise du sud-ouest. Gérard Moncé a ainsi dessiné et fabriqué l’arceau qui est homologué par la FFSA. Enfin, pour plus de confort, le X3 sera équipé d’un pare-brise et de portières fermées et en papillon afin qu’il soit étanche.

 

2. Tu rouleras avec l’auto mais elle sera également disponible à la location ?

 

En effet, le Can-Am X3 sera disponible à la location durant toute la saison de Rallye tout-terrain. Pour ma part, je roulerai avec au Labourd et, si l'auto est disponible, j'envisage de participer au Barétous et à Orthez ou aux Cimes. Mais de par mon activité professionnelle, et la présence de trois mécaniciens dans l’entreprise, notre savoir-faire nous permettra d’offrir l’auto à la location.

 

3. Ton activité est diversifiée. Peux-tu nous en dire davantage ?

 

En effet, la concession est spécialisée essentiellement dans les produits Can-Am (quads, SSV) mais comporte également un parc agricole et jardins, ainsi que du matériel de jardin. Notre activité est tournée vers les professionnels mais aussi vers le loisir et le sport automobile à l’image du Rallye du Labourd. Pour ma part, la spéciale de Pierotenia passant à 200m de la maison et après avoir participé au Labourd en 2002 avec un Strakit (ex Mihura), je serai très heureux de rouler cette année avec ce Can-Am.  David DARGUY, l’un de mes mécaniciens sera mon copilote tandis que Gilbert POCHELU, mon chef d’atelier, sera à l’assistance. Quant à Panpi DAGUERRE, également mécanicien avec nous, il sera au départ sur son propre buggy.

 

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Les frères LARROQUET à l'aube d'une grande aventure !

Buggy MMP © Bruno Larroquet 
 

1. Nicolas, peux-tu nous présenter ta nouvelle auto, destinée au Rallye raid ?
 

Il s’agit d’un buggy Micouleau Mecanique Précision conçu par Guillaume Micouleau, entrepreneur de 25 ans. Son père a fait plusieurs Dakar. Leur nom est connu dans le milieu de l’Endurance ;

L’auto est un buggy de Rallye raid, 2 roues motrices. Il est équipé d’un 2L Honda (de chez TFT Racing) injection d’origine (car il me faudra une bride à l’admission). Le moteur est en position centrale arrière et développe 260cv. La boite vitesse est de chez 3MO (qui est plus connu dans le Raid, cross et asphalte). Ce sera la première boite/pont à rouler en Rallye raid. Ces boites sont notamment montées sur les Porsche GT d’asphalte/circuit. Les amortisseurs sont des ATS, dessinés et fabriqués par Guillaume Micouleau. Il vient d’en développer une nouvelle version dans le but d’avoir un meilleur confort sur de très longues épreuves. Par ailleurs, l’auto est composeé des ponts de la BV, de freins brembo clio 3 rs, et d’un réservoir de 130 L.

 

2. Quelles sont les petites spécificités de cette auto par rapport à une auto de rallye tout-terrain ?
 

Le buggy sera plus large. La largueur des voies est d’1m98 devant et de 2m04 derrière. La crémaillère sera d’1.5 de butée à butée. En terme de poids, en FFSA la norme est de 825 kg minimum tandis qu’en FIA elle est de 1 130 kg. Je pense que nous devons être à 925/950 kgs. Enfin, avoir vu plusieurs rallyes raids nous (Bruno et moi) a permis de penser à des petits détails inhérents à la discipline. Ainsi, l’auto est dotée d’une caméra de recul, de glaces de rétro sur les portières pour voir si nous avons crevé, mais aussi d’un port USB (pour recharger les téléphones notamment). Nous aurons également un bouton « limiteur de régime » afin de respecter les zones 30 km/h afin d’éviter les pénalités.

 

3. Pour quelles raisons as-tu souhaité te lancer dans le Rallye raid ?

 

Cela fait 4 ans qu’avec Bruno nous descendons en Espagne voir quelques épreuves notamment avec Cyril DEBET et le Team POLETTI. Suite à la perte du Rivet, nous avons souhaité nous lancer un nouveau défi. En termes de coût, cette auto nécessite, en faisant tout nous-mêmes, le même budget que le précédent Rivet 2rm. Côté course, le prix d’un engagement d’un Rallye raid varie de 750 à 1 000€ pour 400 à 500 kms d’épreuves spéciales, tandis qu’en Rallye TT, l’engagement coûte 500€ pour 100kms de spéciales. La Baja Aragon, quant à elle, coûte 2 200€ d’engagement pour 800 kms de spéciales. Aussi, cette discipline ne nécessite pas de reconnaissances. Nous nous sommes fixés un budget pour 3 rallyes raids, ce qui représente 10 rallye tout-terrain, mais nous laissera plus de temps libre en dehors des courses. Nos familles apprécieront.

 

4. L’auto est destinée au Raid mais vous avez souhaité la sortir au Labourd.

 

En effet, c’est important pour nous de remercier toutes les personnes qui ont participé à la cagnotte (suite à la perte du Rivet). Quand l’idée de cette cagnotte avait été lancée par des camarades de compétition, nous ne pensions jamais que cela prendrait une telle ampleur. Nous avons donc à cœur de participer au Labourd, à domicile, mais peut-être aussi au Rallye Orthez-Béarn ou au Rallye des Cimes afin de remercier un maximum de personnes car les donateurs venaient de toute la France. Initialement, nous pensions habiller l'auto avec les 300 prénoms des personnes qui nous ont soutenues mais c'est très compliqué. Nous les remercions donc toutes de façon générale. Nous avons essayé l'auto aujourd'hui et allons maintenant nous attaquer aux dernières retouches et à la décoration pour vendredi !!

 

5. Quel sera donc votre programme cette saison ?

 

Sous réserve des résultats et du budget, nous avons prévu 3 rallyes raids dont un FIA, ainsi qu’un ou deux Rallyes TT. Ainsi, après le Labourd, nous irons disputer la Baja de Mar de Olivos (à Jaen en Adalousie) le week-end du 18 mai. Puis nous nous rendrons à la Baja Aragon (Rallye FIA à Teruel) comptant pour la coupe du monde des rallyes-raids le week-end du 21 juillet. Ensuite, comme expliqué précédemment nous essaierons de nous rendre à Orthez ou aux Cimes. Puis, le week-end du 5 octobre nous irons au Rallye de Guadalajara. Enfin, en fin de saison, l’auto sera peut-être à louer pour les 24h du Portugal mais rien n’est encore décidé.

 


Les projets de Louis DRONDE en bon chemin !


Gembo ex Orhatégaray © Gembo sport

 

 

1. Tu t’es engagé à Arzacq avec l’ex Gembo de Patrick ORHATEGARAY qui appartient à un client et en feras de même au Labourd. Peux-tu revenir sur ce premier rallye, nous faire part de tes sensations mais également nous dévoiler tes ambitions pour le Labourd ?
 

À Arzacq, un problème de boite de vitesses nous a contraint à l’abandon. La boite s’est bloquée à deux reprises dans l’ES1, puis il ne nous restait plus que 4 vitesses à l‘ES2 et  trois vitesses à l’ES3. Nous avons arrêté là. Tout de même nous réalisons le meilleur temps dans l’ES2.  Les sensations étaient bonnes. Conduire une auto avec un moteur turbo c’est différent mais c’est simplement un coup à prendre comme pour une autre voiture. 

Au Labourd, faisant le rallye avec l’auto d’un client et devant la ramener intact, je serais très content de finir - ce qui montrera que nous touchons le bon bout afin de la fiabiliser- et de terminer sur le podium. Mais l’auto peut gagner un rallye, c’est certain, alors je vais essayer !
 

2. Tu montes actuellement un buggy châssis Gembo également. Où en es-tu et quelle date de sortie envisages-tu ?

 

Nous sommes en train de finaliser le choix de l’emplacement moiteur, boite, pont en collaboration avec Hydrau-Medoc . Cela se fera la semaine après le Labourd. Nous essayons de mettre le maximum de poids derrière et notamment moiteur, boite et transfert collés. Nous faisons une nouvelle voiture alors nous essayons de faire différent de l'auto précédente (le Drondemon). Après avoir présenté et validé les positions, nous ferons les supports. A partir de là ça ira relativement vite. 

L’objectif initial était de sortir l’auto au Rallye du Barétous mais c’est impossible. Désormais, m’étant fixé comme objectif d’être compétitif à Royan avec  le moteur Porsche et ayant la volonté de faire un rallye en amont, la sortie est prévue pour le Rallye Orthez-Béarn (en août).

 

3. Le « Drondemon » est actuellement disponible à la location. Après Plaines et Vallées, il semble que l’auto soit à nouveau louée le weekend prochain.
 

En effet, l’auto est louée au Labourd. L’assistance sera donc commune à ce client et à moi-même. Après le Labourd, l’auto sera à nouveau disponible à la location toute la saison. Tout de même, je garde l’auto pour les Cimes car j’ai un record à aller chercher…  et je suis très motivé !

 

4. Depuis ton titre en 2013, tu participes à 3 ou 4 rallyes par saison. Qu’est-ce qui te motiverait à rouler davantage ?

 

S’il était raisonnablement possible de jouer le titre grâce à une diminution du nombre de rallye, je le ferai. Et tout le monde serait motivé. Pas seulement moi ! Pour ma part, il me semble opportun que le championnat compte un nombre de 7 rallyes maximum. Peu de monde est capable d’en faire davantage pour toutes les raisons que vous imaginez (financière, vie professionnelle, vie privée). Il serait possible de réfléchir à organiser certaines épreuves une année sur deux même s’il est possible que certaines souhaitent avoir lieu chaque année. Cela se murit et se discute. Pour illustrer le propos, un championnat de 7 épreuves pourraient s’organiser de la manière suivante : les Cimes, Royan et Plaines (à titre d’exemple pour leur ancienneté ou configuration…) auraient lieu chaque année, ainsi que 4 autres rallyes dans la saison c'est-à-dire les 8 rallyes restants par alternance une année sur deux (Arzacq/Labourd, Gatinais/Soissons, Gers/Orthez, Baretous/R7VA à titre d’exemple). Cela permettrait d’accroitre le nombre d’engagés de chaque épreuve, de conserver la richesse de ces rallyes nombreux et différents, ainsi que d’avoir un championnat avec une course au titre attrayante. Ce changement irait dans l'intérêt de tous.

 


Laurent FOUQUET sur tous les terrains !

Laurent FOUQUET © Florian MADRY

 

1. Peux-tu revenir sur les moments clés qui t’ont menés à la victoire au Rallye des Collines d’Arzacq mais également sur la vidéo de ton saut vue plus de 6 600 fois sur Facebook ?

 

Ce fût un rallye très difficile en raison des conditions météorologiques très humides en amont de l’épreuve. Il n’y a pas eu de moments clés si ce n’est que samedi j’ai bénéficié d’un ordre de passage favorable (5e ou 6e) car je n’ai pas disputé le championnat l’an passé. Concernant le saut, la vidéo est très sympa et on m’en a beaucoup parlé. Nous sommes passés de la même façon aux deux passages. Mais pour nous, de l’intérieur, il n’y avait rien de troublant car nous sommes passés comme nous l’avions prévu dans les notes (voir ou revoir la vidéo  >>> © Julie Griset). 

 

2. Les moteurs de moto sont « à la mode » mais de ton côté tu restes fidèle aux gros moteurs Nissan. Est-ce pour toi le meilleur choix afin de gagner un rallye ou de disputer un championnat complet ?

 

Le moteur de moto est surtout à la mode en catégorie 2rm. Cela s’explique par le fait que les boites de vitesses automobiles connaissent des soucis de fiabilité. Pour ce qui est du coût d’un ensemble moteur/boite de moto, il est bien moindre que son équivalent auto mais à l’entretien il est aussi onéreux voire davantage. De notre côté, ayant de la demande, nous sortirons bientôt un modèle avec moteur/boite de moto qui sera disponible en 2rm et déclinable en 4rm. Ce modèle d’auto peut jouer la gagne dans des épreuves comme le Rallye Gers Armagnac ou encore le Rallye Orthez Béarn mais ce sera compliqué sur des épreuves plus rapides. Pour ma part, je fais le choix d’un gros moteur afin de gagner des rallyes car le titre n’est qu’une cerise sur le gâteau. Mais se reporter sur une classe avec moins de participants (moteurs 2L, 2.4L ou 3L) est aussi opportun et permet également de gagner des courses et des titres (comme l’ont fait Louis DRONDE ou Vincent POINCELET pour ne citer qu’eux).

 

3. Radio tout-terrain annonce que tu bénéficies d’une nouvelle évolution de moteur qui développerait 430-440 ch. ?

 

Ce n’est qu’une rumeur. Certes, le nouveau 3.6L préparé par Vincent FOUCART diffère de l’ancien 3.5L. Mais en termes de puissance il doit développer aux alentours de 380 cv ce qui est moins que d’autres moteurs Nissan. La puissance n’est en effet pas le seul paramètre que nous recherchons.

 

4. Lors de ton dernier Labourd en 2016, tu avais terminé à 5sec de Louis DRONDE en le titillant jusqu’au bout. Cette année, ce dernier ne roulera pas avec son auto habituelle. Le rallye semble plus ouvert ?

 

Louis DRONDE est très performant quelle que soit l’auto, et le connaissant, s’il s’engage c’est pour jouer la victoire. Cette année, je pense sincèrement que le pilote à surveiller sera Mathieu HIRIGOYEN. Il sera un grand prétendant à la victoire. Enfin, Vincent POINCELET sera également très très rapide.

 

5. Que penses-tu de l’arrivée de Jean-Philippe DAYRAUT en Rallye tout-terrain, toi qui dois le connaître de longue date ?

 

En effet, nous nous connaissons très bien puisque nous avons été concurrent et coéquipier au Trophée Andros. Il a également roulé en Autocross sur un engin à nous. Dernièrement, nous avons construit les MITJETs qu’il commercialise. Sa présence est une bonne nouvelle pour le tout-terrain car c’est un pilote médiatique. Nous verrons maintenant quel sera son engouement pour la discipline. Il sera absent au Labourd mais reviendra dès le Rallye Terre du Gâtinais.

 

6. Jouer le titre est devenu très compliqué pour beaucoup de pilotes, que préconiserais-tu ?

 

En effet, aujourd’hui seulement 1 ou 2 pilotes peuvent disputer l’intégralité du Championnat qui compte 11 épreuves. Notre discipline est celle qui demande le plus de jours de reconnaissances et celle qui compte le plus d’épreuves. C’est incohérent. Diminuer le nombre de rallye permettrait à une dizaine de pilotes de jouer le titre. Et relancerait l’envie de jouer le titre à beaucoup d’entre eux.

 

7. Quel sera ton programme hors tout-terrain ?

 

Hormis le Tout-terrain qui occupera déjà une grande partie du calendrier, je participerai aux 4 courses du championnat d’Endurance tout-terrain avec le Team Sodicars. A ce titre, j’ai disputé le week-end dernier (17 et 18 mars) l’épreuve de St-Laurent-d’Arce (Gironde). Du côté des Bajas, je disputerai les 24h du Maroc au mois de mai. Puis, en tant que manager, je me rendrai à la Baja Aragon (à Teruel en Espagne), épreuve qui compte pour la coupe du monde des rallyes. En fin de saison, j’aimerais disputer le Dakar, épreuve à laquelle j’ai participé deux fois. Mais les choses sont encore à définir et à travailler afin d’être présent dans les meilleures conditions possibles.

 

8. Laurent, tu es plutôt :

- Parc fermé ou Parc Lescure ? Parc fermé malgré ma passion pour les Girondins
- Lara Croft ou La raclette ? La raclette
- Thierry Henry ou Thierry Pian ? Thierry Pian
- Dune du Pilat ou Dunes et Marais ? Dunes et Marais
- Cannelés ou gâteau basque ? Un cannelé puis une part de gateau basque (gourmand!)

 


Nicolas LENDRESSE, le landais bondissant !

 

1. Nicolas, peux-tu revenir sur le Rallye d'Arzacq disputé début mars ?

 

Tout d'abord, c'est une grande satisfaction de terminer le rallye. L'auto a très bien fonctionné. La grosse révision effectuée cet hiver nous a permis de résoudre ou de prévenir certains problèmes. Après deux saisons galères, cela fait du bien au moral. Concernant la course, le samedi a été marqué par une belle bagarre avec Sansot et Boutet. Malheureusement, le dimanche une petite faute là où nous sommes beaucoup à nous être fait avoir nous fait perdre beaucoup de temps (vidéo à 4min11 © Quader64). Dommage mais c'est la course.

 

2. Au bord des pistes, nous pouvions constater que tu exploitais au maximum le Phil's bug. Comment te sens-tu avec ce Pro Pulsion que tu as depuis 2 ans ? Et aurais-tu pour projet de t'essayer au 4rm ou à un 2L moteur de moto ?

 

En raison de soucis mécaniques, je ne me suis pas encore pleinement adapté à la voiture. Mais ce rallye terminé à Arzacq m'a permis d'engranger des kilomètres et j'espère continuer sur cette lancée afin de continuer à apprendre. Cela fait du bien mentalement et devrait me permettre de me lâcher un peu plus.

Rouler avec un 2rm à moteur de moto (BMC/Cledze) me plairait beaucoup. Ce serait une possibilité si le budget suit. Mais pour le moment, il reste des choses à faire avec l'auto actuelle qui a un bon potentiel.

 

3. Quel sera ton objectif au Labourd, 2e manche du championnat de France ?

 

Comme indiqué précédemment, j'aimerais finir afin d'engranger des kilomètres. Mais aussi, j'aimerais profiter car c'est le premier rallye que je ferai avec Gaëlle (ma copine) qui roule habituellement avec son frère (Txomin Lafargue). Avec son frère, nous vivons à côté et préparons nos autos ensemble. Ce serait une belle récompense que l'on finisse.

Par ailleurs, cela fait deux ans que j'abandonne à la dernière spéciale du Labourd (en 2016 un amortisseur cassé er en 2017 le carnet qui tombe et passe dans un tout petit trou dans le plancher causé dans Uzkain...). Il faudra remédier à cela. Enfin côté chrono, nous laisserons les "mobylettes" (les moteurs de motos) devant et nous verons au fur et à mesure.

 

4. A côté du costume de pilote, tu es aussi écarteur dans les courses landaises. Peux-tu nous parler de tes débuts et de ton parcours dans ce sport si impressionnant ?

 

Etant landais et recherchant l'adrénaline, j'ai commencé la course landaise à 18 ans. C'est assez tardif puisque généralement les écarteurs commencent à 15-16 ans. Après deux ans d'école taurine pour apprendre la technique, j'ai été recruté et j'ai pu, pendant 10 ans, disputer des compétitions jusqu'à atteindre la 5e place du Championnat de France. Aujourd'hui, je participe aux courses landais pour les sensations mais aussi pour faire découvrir cette traditions aux touristes notamment au Pays Basque et à St Pée sur Nivelle. A ne pas manquer : vidéo de Nicolas aux courses landaises >>> (Vidéo © Michel Lalaude-Lapeyre)

 

5. Nicolas, tu es plutôt :
- Arène ou parc fermé ? Parc fermé
- Coursière (vachette) ou Txomin Lafargue ? Txomin
- Attraper la cocarde ou attraper le scratch ? Le scratch
- Aviron Bayonnais ou Stade Montois ? Aviron bayonnais
- Foire au jambon ou Rallye du Labourd ? Rallye du Labourd

 


Mathieu HIRIGOYEN, une étoile dans une famille de champion !

Mathieu HIRIGOYEN © AD Motors
 

1. Quels ont été les moments clés qui t’ont amenés à remporter le titre de Champion de France 2017 ?

 

L’enchainement Labourd/Gâtinais a été un premier tournant. La 2nde place au Labourd en ayant tenu tête à Louis Dronde tout le week-end m’a permis de prendre conscience que j’étais capable de rouler au plus haut rythme. Ca a été comme un déclic. Me rendre au Gâtinais trois semaines plus tard n’était pas prévu mais mon père m’a dit «  on y va, de toute façon j’ai réservé le gîte ! ». Dans ces moments et durant toute la saison, mes parents ont eu un rôle essentiel. Mes proches également. Nous sommes sortis du Gâtinais avec la victoire et avons enchainé trois 2e place et deux 3e place pendant l’été. Enfin, en fin de saison, la casse mécanique de Christophe Costes à Royan m'a permis de creuser l’écart au championnat et de remporter le titre malgré le retour de Vincent Poincelet.

 

2. As-tu apporté des modifications sur l’auto pendant l’intersaison ? Et as-tu l’objectif de faire à nouveau un championnat complet avec 11 épreuves ?

 

Cet hiver, nous avons fait une révision complète de l’auto et avons remis le moteur à neuf à l’identique après sa casse lors de la dernière épreuve du championnat à Plaines et Vallées. Concernant le championnat 2018, nous ferons le point après le Labourd afin de savoir si les premiers résultats et le budget nous amènent à disputer toutes les épreuves. 

 

3. Peux-tu revenir sur Arzacq, 1er rallye du championnat ? Après ton titre, le Labourd est-il devenu l’objectif ultime ?

 

A Arzacq, nous avons perdu un peu de temps samedi à cause d’un fil de bougie (50 sec) et dimanche en raison d’une petite erreur. Rallye terminé à la 4e place. Le Labourd est un grand moment de la saison. La victoire serait un rêve mais je serais déjà très content de faire aussi bien que l’an dernier (2e). La lutte sera acharnée avec bien sûr Louis Dronde mais aussi avec Laurent Fouquet, vainqueur à Arzacq et très à l’aise sur tous les terrains, et Vincent Poincelet très rapide également.

 

4. Un petit mot sur l’actualité de tes cousins, Frantxoa et André qui roulent en TT, asphalte et Raid ? Serais-tu tenté par ces disciplines ?

 

Frantxoa aimerait être au départ du Labourd avec la BMC 4rm si la mise au point de l’auto se passe bien. Ayant vendu sa Clio (d’aspalte), il devrait faire quelques apparitions en location durant la saison asphalte et TT. Mais cela peut évoluer.

De son côté, André est actuellement au Carta Rallye au Maroc. Il s’est engagé sur ce rallye raid avec son buggy, châssis Cazé, carrosserie ex Sainz et Al-Attiyah, moteur Nissan 3.5L d’origine carto Jacob, boite Mendeola et amortisseurs P2S (photo >>>). Les équipages Guy Housset/Jean Pierre Saint-Martin (Rage Comet) (photo 1 >>> / photo 2 >>>) et José Castan/François Cazalet (Mitsubishi Pajéro) (vidéo >>>) y représentent également joliement notre discpline.

Pour ma part, je rêverais de faire un rallye asphalte avec le buggy (même en ouverture) mais il m’a été dit que c’est impossible. Alors pourquoi pas, un jour, essayer l’asphalte ou le Trophée Andros ?

 

5. Mathieu, petit test de connaissances : 

- Depuis les années 2000, quels pilotes ont conquis 2 titres consécutifs ? Je dirais Castan, Garat, Foucart et Poincelet.

Bonne réponse : Castan (2007, 2008), Foucart (2004, 2005), Poincelet (2002, 2003). Triplé pour Garat (1995, 1996 et 1997 !)

- Quels sont les derniers pilotes labourdins à avoir remporté le Labourd ? Je dirais Housset, Garat et… Orhaté ?

Bonne réponse : Orhatégaray (2010, 2006), Housset (2009) et Garat (2002, 1998 et 1997).

- Cite-nous 3 noms d’anciennes spéciales du Labourd ? Je dirais Haraspi, Grachienko et Mendiondoa pour ne citer qu’elles.

Bonne réponse.

NOTE : 20/20 - Mathieu a de solides acquis. Les félicitations du conseil de classe !