Interviews de pilotes

Jean AGUERRE toujours au volant d'un PACHIAUDI

Photo © Fane

 

1. Tu as gagné deux fois le Rallye du Labourd en 1980 et 1986. Quels souvenirs gardes-tu de ces victoires ?

 

Toutes les spéciales se déroulaient autour du village d'Ainhoa. C'était des pistes difficiles se rapprochant du Rallye des Cimes d'autrefois, toutes en montées impressionnantes où les Jeep faisaient merveilles, très peu de descente ou pas. Les 2 roues motrices faisaient obligatoirement appel à des équipements spéciaux, chaines ou pneus à gros crampons (bab boulin) Roue en 16 impérativement pour la garde au sol la plus importante possible.

Pour l'anecdote, on employait des chaînes de GMC (camion) « bricolées maison » remplacées ensuite par des chaînes plus légères et plus fines que nous faisions venir de suisse avec Pachiaudi.

Les vérifs techniques et le parc fermé étaient sur le fronton d'Ainhoa et la remise des prix dans une salle attenante. C'était la fête dans le village et tout le monde participait jusqu'à tard dans la nuit, sans oublier les visites dans les « Venta » espagnoles. Beaucoup de personnes du crû pouvaient s'engager avec un petit budget : on bricolait un arceau sur une Jeep normale ou un BUGGY ou même sur une voiture « faite maison » et on se présentait au départ. Seules les Jeep « jouant la gagne » étaient dotées de moteurs V6

 

2. Que penses-tu de l'évolution des rallyes et de la compétitivité des buggys en 30 ans ?

 

A l'heure actuelle il faut un budget très important. Les voitures sont vraiment des voitures de compétition : moteur préparé, boite séquentielle et organe de transmission pouvant supporter la puissance moteur, amortisseurs préparés et efficaces sur tous terrains. Les pistes sont toute aménagées permettant d'atteindre des vitesses considérables, le rallye ayant glissé sur les environs de St Pée.

 

3. Tu continues à fait l'ouverture des rallyes avec ton Bugey bug.

 

J'apprécie de retrouver quelques sensations en parcourant les spéciales du rallye. Cela me rappelle de bons souvenirs en étant dans l'ambiance de la course. En effet, j'ai ainsi le plaisir de côtoyer : les pilotes, les commissaires, les assistances et le public.

 

4. Vincent PACHIAUDI a commencé la compétition au volant d'un Bugey Bug. Qu'est-ce que cela t'inspire ?

 

La voiture de Vincent PACHIAUDI est un Buggy comme le mien mais modifié pour la compétition pour se faire plaisir mais pas pour accéder aux premières places. La voiture est très bien faite et permet à Vincent de « bien s'amuser » tout en passant bien partout. Cela permet à son père Jean-René de renouer avec l'assistance du rallye, autrefois pour son Frère Yves et maintenant pour son fils. Il connaît parfaitement la machine puisque c'est lui qui l'a construite.

 

5. Hervé BIDART a repris le volant du PACHIAUDI avec lequel tu as couru. Cela doit te faire plaisir ?

 

J'ai été très heureux de revoir mon PACHIAUDI avec lequel j'ai gagné le rallye des Cimes et fait plusieurs places d'honneurs, beaucoup de souvenirs... (Joies, frissons, peines aussi) et plein d'histoires à raconter durant toutes ces années de compétition, et des histoires que j'ai oublié que me rappelle le public que je vois tout au long des rallyes.

 


Christophe COSTES pour un top 5

Photo © Fane

 

1. Pouvez-vous nous présenter votre buggy ?

 

C'est un FOUQUET qui fêtera son 2e anniversaire ce week-end au Labourd. Il est équipé d'un moteur V6 NISSAN 3.6L, d'une boite SADEV séquentielle 6 vitesses et de ponts BMW.

 

2. Pouvez-vous revenir sur le Rallye d'Arzacq ?

 

Je suis parti moyennement. C'est normal, c'est le début de saison. Ce n'était pas évident de reprendre ses marques sans avoir effectué d'essais durant l'intersaison.

ES1 ne s'est pas passé au mieux, j'ai augmenté le rythme aux ES2 et 3. Cependant, à l'ES4, j'ai suivi une mauvaise trace et je me suis posé sur le côté. Il n'y avait personne pour nous remettre sur les roues donc nous n'avons pas pu repartir.

 

3. Quel est votre objectif pour le Labourd ?

 

J'ai d'abord envie de terminer et de rouler davantage de kilomètres qu'à Arzacq car c'était un peu court comme mise en route.

En terme de résultat, je dirais un top 10 ou un top 5 si cela se passe bien. Il y a beaucoup de monde qui jouera les premières places.

Je charge actuellement le fourgon d'assistance (mercredi 17h30). J'ai 6h de route jusqu'à St Pée, je vais encore arrivé en forme (rires)

 

4. Quels sont vos objectifs pour le Championnat ?

 

Je n'ai pas d'objectif. J'ai déjà abandonné à Arzacq. On verra après le Labourd, le Gâtinais et le Jean de la Fontaine. Si les résultats ne sont pas bons, je lèverai le pied. Au niveau de mon activité professionnelle, c'est compliqué, donc j'aviserai en temps voulu.

 

5. Que pensez-vous de la concurrence avec les jeunes et avec les revenants ?

 

C'est sûr que Manu CASTAN et Louis DRONDE sont l'avenir mais beaucoup sous-estiment Patrick ORHATEGARAY et Anicet GARICOIX. Patrick n'a pas dit son dernier mot, Anicet n'est pas mort ! Les basques piqués au vif ont du répondant !

 


Didier IRIBAREN motivé pour un podium !

Photo © Inconnu

 

1. Peux-tu nous présenter ton buggy ?

 

C'est un RIVET avec un moteur NISSAN 3.5L de 370 chevaux préparé par mon père, avec une boite de vitesse HYDRAU MEDOC et 4 amortisseurs MVS. Je n'ai fait aucune modification pendant l'intersaison.

 

2. Quelles sont tes ambitions pour le Labourd ?

 

Je vais partir pour m'amuser. Je n'ai pas fait un seul kilomètre depuis Dunes et Marais. Je vais faire un petit tour ce soir (mardi 1er avril) pour voir si les vitesses passent.

J'ai envie de rentrer dans le top 3 mais on verra bien, sinon dans les 5.

Petit, mon rêve était de gagner les rallyes à la maison. Les Cimes c'est fait, il me reste le Labourd.

 

3. Quel est ton programme cette saison ?

 

Je compte rester dans la région car j'ai un petit budget. Je pense me concentrer sur le Barétous et les Cimes.

Par ailleurs, j'irai peut-être à Dunes et Marais en fonction des révisions à faire sur l'auto. L'année où j'ai gagné les Cimes, j'ai été à Royan sans toucher à la voiture et j'ai fini le rallye. Donc on verra.

Enfin, j'irai peut-être au Gers et/ou Orthez, mais rien n'est sûr pour le moment.

 

4. Que penses-tu du niveau du Championnat et de la concurrence des jeunes et des revenants ?

 

Le niveau augmente car les DRONDE et CASTAN sont doués et réfléchissent moins que nous. Mais on va les calmer un jour lol.

Je suis très content des retours d'ORHATEGARAY et de GARICOIX, ça va donner !! Il y aura un très jolie plateau entre les jeunes et les moins jeunes, c'est très prometteur !

 


Daniel FAVY sans langue de bois !

 

Photo © Fane


1. Pouvez-vous nous présenter votre buggy ?

 

C'est un buggy FOUQUET que j'ai sorti l'an dernier. Ce n'est pas le dernier buggy de Laurent FOUQUET, celui là je l'avais vendu. Ce buggy neuf est monté avec un NISSAN 3.6L de chez FOUCART, une boite SADEV 6 vitesses séquentielle et 8 amortisseurs OHLINS.

 

2. Vous avez terminé à une très bonne 2e place au Rallye d'Arzacq. Pouvez-vous nous raconter votre week-end ?

 

En effet, j'ai terminé 2e mais j'aurais pu terminer 3e ou 4e, j'ai profité de faits de courses. J'ai laissé CASTAN et DRONDE batailler devant et je me suis battu avec Urrutia, Pierrine et Thion pour la 2e place.

 

3. Vous avez remporté plusieurs fois le Rallye du Labourd. Quelles sont vos ambitions pour cette édition 2014 ?

 

J'aimerais faire un podium. Il y aura un gros plateau et le rallye sera long. De plus, il y a le Rallye du Gâtinais dans 3 semaines alors je n'ai pas non plus envie d'esquinter l'auto.

 

4. Ce rallye vous plaît-il ?

 

Oui, il me plaît, je l'ai remporté avec un FOUQUET, avec le RIVET Clio, et le RIVET 206. Comme vous le savez certainement, il n'y a que l'ES d'Uzkain qui ne m'enchante pas.

 

5. Vous avez été 2 fois Champion de France en 1998 et en 2011. Quelle est votre ambition cette année pour le Championnat ?

 

Quand je roule c'est toujours pour faire un résultat. J'ai toujours eu de l'ambition. Je verrai donc où j'en serai après le Labourd, le Gâtinais et le Jean de la Fontaine. 
Cependant, je connais toujours un mois d'août compliqué en raison de mon activité professionnelle. Cela boycotte très souvent mon championnat.

 

6. Vous avez remporté de nombreux rallyes contre énormément d'adversaires. Comment jugez-vous le niveau de la discipline actuellement ?

 

J'ai toujours roulé avec des pilotes très rapides. A l'époque c'était Pierre PHILIPPE, Bernard GARAT ou Yves PACHIAUDI, et aujourd'hui il y a de nouveaux concurrents. C'est normal qu'une nouvelle génération arrive et que les engins évoluent. Le niveau est élevé comme il l'a été auparavant.

 

7. Comment appréhendez-vous la concurrence des jeunes pilotes aujourd'hui ?

 

Aujourd'hui, les pilotes ont des voitures au top très jeunes et à 25 ans ils bénéficient de l'insouciance de l'âge qu'un pilote de 50 ans n'a plus. Par conséquent, c'est plus difficile pour moi aujourd'hui même si le coup de volant est là.
Aujourd'hui, je ne suis plus transcendé comme avant. Je ne prends plus autant de risque, je n'en ai plus envie. J'ai du boulot à bloque. Les jeunes n'ont pas forcément ces soucis là. Lors des reconnaissances d'Arzacq, je n'ai pas fait une seule spéciale de A à Z sans penser au boulot. Puis pendant la course, je ne me suis transcendé qu'à la dernière ES où j'ai dû aller chercher un temps car j'avais PIERRINE à mes basques. Je suis fatigué et à la limite de me faire plaisir alors il faut que je me sorte les doigts du c... et que je me réveille. Mais bon je ne me plains pas, j'ai la chance de pratiquer ce sport qui coûte cher.

 


Pour la sympathie, votez Fabrice RIVET !


Photo © Romain Perchicot

 

 

1. Pouvez-vous nous présenter votre buggy et nous expliquer vos différents choix techniques ?

 

Le véhicule est un châssis tubulaire avec un train avant triangulé et un train arrière inédit entre triangles superposés longitudinaux. Le moteur est un V8 2L anglais. La boite de vitesse est de provenance Sadev avec un différentiel central. La voiture pèse 925 kgs.

 

2. Vous avez remporté le Rallye du Labourd en 1999 et en 2005. Pouvez-vous nous remémorer ces deux victoires ?

 

La victoire de 1999 était sur une Clio à moteur BMW. C'était une course disputée dans des conditions météos difficiles avec à la clé une victoire acquise de justesse devant Anicet GARICOIX qui avait fait une remontée folle durant la journée du dimanche.

La victoire de 2005 était différente. Elle a été acquise avec la 206 à moteur avant. Il y avait une météo extraordinaire ce week-end là avec une victoire dès le prologue suivi là encore d'une lutte avec Anicet GARICOIX et Bernard GARAT.

 

3. Votre Rivet 206, voiture emblématique de la discipline, avait un moteur central avant. Elle semblait facile à conduire. Quels étaient ses avantages. Pourquoi n'y en a-t-il pas eu davantage ?

 

La 206 était une très bonne voiture pour l'époque. Elle serait certainement encore dans le coup aujourd'hui avec quelques modifications. C'est une voiture très facile à conduire sans inertie avec un moteur extra. Cependant, le revers de la médaille était que cette voiture était de réalisation très complexe ce qui entraînait une coût de construction élevé et nécessitait d'y consacrer beaucoup de temps. Cela restera une super expérience !

 

4. Comment jugez-vous l'évolution technique en tout terrain ces 10 dernières années ?Comment voyez-vous les buggys en 2025 ?

 

En tant que passionné de techniques toujours nouvelles, je ne peux pas critiquer l'évolution des voitures modernes même si j'ai toujours en tête des bons souvenirs d'années précédentes (bientôt 30 ans en ce qui me concerne).

Je ne pense pas que l'évolution prendra autant le pas dans les années à venir. J'espère juste que l'on ne nous mettra pas trop de bâtons dans les roues pour l'avenir.

 

5. Que pensez-vous du niveau actuel du Championnat ?

 

Je pense que ce championnat n'a rien à envier à d'autres disciplines, avec un renouveau de pilotes jeunes aux dents longues.

 

6. Quelles sont vos ambitions pour ce Labourd ? Quel est votre programme cette saison ?

 

En ce qui me concerne, je souhaite rouler tout le week-end en prenant du plaisir dans l'auto avec ma fille. J'entends aussi profiter des bons moments d'un week-end de rallye avec toute mon équipe et avec la famille du Rallye TT.

 


Vincent POINCELET prend la mesure du RIVET !


Photo © Fane

 

1. Comment s'est déroulé ce Rallye d'Arzacq, le 1er au volant d'un Rivet ?

 

La première course au volant du Rivet n’a pas été de tout repos. Nous avons eu beaucoup de petits problèmes techniques que nous avons résolu au fil des spéciales. Il fallait aussi s’habituer au comportement de l’auto. Dans les spéciales où nous n’avons pas eu de problèmes, nous étions dans le coup. Nous avons fait de bons temps en fin de rallye. Je suis reparti d’Arzacq avec beaucoup d’idées pour adapter l’auto à mon pilotage.

 

2. Quelle différence as-tu pu remarquer entre ce Rivet 3L et ton habituel Fouquet 2L ?

 

Tout d’abord le moteur. Le 3L Jaguar est extraordinaire et très agréable. Il pardonne beaucoup plus les erreurs qu’avec le 2L. En termes de comportement châssis, ce sont des autos différentes réglées différemment. J’ai enregistré beaucoup d’informations et nous allons procéder à des modifications de réglage suspension et châssis.

 

3. Avec quel buggy aura-t-on la chance de te voir sur les autres manches du Championnat et plus particulièrement chez nous au Labourd ?

 

Au Labourd ainsi que pour les autres courses jusqu’au Jean de la Fontaine, je roulerai avec le Rivet. Ensuite, rien n’est décidé.

 

4. Manu CASTAN est annoncé comme le favori du Championnat. Cependant, tu es l'un de ses plus grand adversaire. Comment abordes-tu la course au titre ?

 

Je ne fais pas la course au titre cette année. Je prends les courses une par une. Mon objectif premier est de rouler et de m’appliquer pour faire des temps et me battre avec les copains. Je souhaite revenir le plus souvent possible en haut de la feuille des temps si la malchance veut bien nous laisser un peu tranquille. Faire des performances avec cette auto est ma motivation première cette année.

 

5. Peux-tu nous donner des nouvelles de ton oncle Patrick, figure emblématique de la discipline ?

 

Il va très bien. Il était prévu qu’il vienne à Arzacq mais avec le décalage de l’épreuve, il n’a pas pu se rendre disponible. Il s’occupe activement de l’organisation du Jean de la Fontaine : toute l’équipe d’organisation réserve d’ailleurs une belle surprise aux équipages. Sans tout dévoiler, je peux juste dire que l’on n’a pas vu ça sur un rallye TT depuis plusieurs dizaines d’années.

 

Découvrez le résumé complet de son rallye d'Arzacq ainsi qu'une caméra embarquée sur son site officiel http://rallynet.net/

 

 

Arzacq 2014 © Rallynet

 

 


Denis BOSSY parcourt les pistes en Jimny

 
Photo © Fane
 

1. Pour les non initiés, pouvez-vous nous présenter votre 4x4 et nous expliquer en quoi il est différent d'un 4x4 non adapté à la compétition ?

 

C’est un Suzuki Jimny de 1999 1.3 16 soupapes de 85 Cv pour 1000 Kg. Il a été monté pour participer à la Copa Suzuki qui était une formule de promotion en Championnat d’Espagne des Rallyes TT qui a été organisée jusqu’en 2005. C’est une auto de la catégorie T2A. C’est-à-dire une auto de série avec peu de modifications. Mon Jimny a reçu de kit d’époque : Ressorts Vimesa +4 cm, amortisseurs Olhins, Echappement Vimesa et les équipements de sécurité, arceau, baquets, extincteurs. J’ai en plus ôté les garnitures intérieures et les vitres. Sinon, tout est d’origine, moteur, boite, ponts (qui sont juste renforcés) et même le boitier électronique qui était tiré au sort avant chaque manche de la coupe.

 

2. C'est votre 28e année en tout terrain dont 25 en copilote et 3 en pilote. Pouvez-vous revenir sur votre parcours en rallye TT ?

 

J’ai découvert le rallye TT en 1975 sur les pentes de l’Aradoy. En 1984, j’ai rencontré René Delhoste au détour d’un virage à Bandétia. Il construisait un buggy mais était un peu seul et manquait de temps. Je me suis proposé et dès 1986  je suis monté avec lui en copilote sur le proto à mécanique de DS avec lequel nous avons roulé jusqu’en 2002. Nous l’avons cassé à quelques mètres du virage où nous nous sommes connus. Entre temps, j’ai eu le plaisir de rouler dans la méhari de Fanchoa Oyhenart et dans le proto Barbé avec Ladaurade. René a décidé de changer de monture et de construire une 206 Rivet 2 litre Peugeot. Pendant ce temps j’ai fait 3 championnats complets avec Guiot (Lada PRV et Jeep Cherokee Turbo et V6). Et puis je suis reparti pour deux saisons de championnat complet avec René avec une 8ème place. Dans les années 90, on pouvait rouler en rallye et en endurance avec la même auto et j’ai donc aussi parfois pris le volant de ces différentes autos. En 2007, j’ai perdu beaucoup de copains copilotes sur des accidents dont Maurice Robidart (avec qui j’avais roulé une saison) au Rallye du Pays Basque, huit jours avant les Cimes. Les deux tonneaux, dans Bandétia (décidément), m’ont poussé à abandonner le siège de droite. Je n’ai plus alors roulé qu’en pilote.

 

3. Pouvez-vous revenir sur votre parcours en endurance, rallye raid et asphalte ?

 

J’espère que tu as de la place sur le site. Je suis licencié à l’Asa Adour Pyrénées. C’est une petite Asa basée à Bayonne où tout le monde se connait. A mes débuts, il y avait plus de pilotes que de copilotes, j’étais toujours prêt à aller donner la main sur tel ou tel rallye, en mécano ou en copilote. Et comme cela me laissait un peu de temps libre, j’officiais aussi comme officiel. J’ai même parfois fait les deux dans le même rallye. C’est comme ça que je me suis retrouvé embarqué dans quelques aventures. C’est ainsi que j’ai pu participer à de belles épreuves telles que le Principe de Asturias, le Islas Canarias, le rallye de Pampelune, l’Aquitaine Côte Basque mais aussi des Baja Aragon et des rallyes africains. J’ai aussi donné la main à des équipes semi-officielle (voir officielles) de temps en temps en tant que mécanos ou pilote de « chasse car ». C’est ainsi que j’ai collaboré avec Skoda ou Lada. A partir de 2007, je n’ai plus roulé qu’en endurance avec Guiot et la famille Gramunt : 6 heures, 24 heures beaucoup de bons souvenirs et quelques galères.

 

4. Comment jugez-vous l'évolution du Rallye tout terrain en 28 ans ? (Organisation, autos, réglementation, etc...)

 

L’évolution a été à l’image de celle de notre société. On est passé de réunions sportives, amicales, parfois folkloriques à des manifestations bien encadrées où l’on recherche toujours plus de sensations, de performances, de professionnalisme. Le rallye TT est maintenant aux standards des rallyes des championnats terre et asphalte. Un bien ? La discipline y a perdu son âme, a gagné une rigueur, mais il manque toujours la reconnaissance. Les équipes de rallye raid continuent à préférer faire leur marché du côté des pilotes d’asphalte et pas de TT. La sécurité a progressé, c’est un bien pour les équipages ! Mais dans le même temps, les autos vont tellement vite qu’il faut parquer les spectateurs de plus en plus loin. Je ne suis pas certains qu’eux s’y retrouvent. J’ai souvenir de rallye où l’on pouvait sentir la présence des spectateurs qui encourageaient, criaient, poussaient, tiraient. Maintenant, quand je suis en spectateur sur une épreuve, j’ai l’impression d’être devant ma télé. Quand j’ai roulé la première fois dans la 206 de René, je me suis dit : « P… ! Ce que ça envoie ! Avec un outil comme ça, on est dans les 10. Bien non, nous étions dans les 20 ! J’ai eu peur mais tant que le virus est là, on continue ! ». Mais la discipline est attirante, l’ambiance est encore sympa, on retrouve les copains (ou leurs enfants), en 4x4 on peut encore se préparer sa voiture sans passer chez un spécialiste et sans mettre le budget de la famille en danger. Et puis, il y a le Rallye des Cimes derrière la maison.

 

5. Un mot sur le Rallye du Labourd. Son tracé est-il plaisant et abordable en 4x4?

 

J’y venais aussi, pitchoun, du côté d’Ainhoa … la carrière, Notre Dame de l’Aubépine puis plus tard, Uzkain, Xipa, Kantia, la Pixuri ! J’aime particulièrement Ziburuko même si je préférais le tracé historique avec l’épingle en bas du gravier mais moins Bois de St Pée, je n’ai jamais compris cette spéciale … J’aime bien les spéciales qui alternent le roulant technique sur des pistes larges et les portions plus typées montagne. En plus, Ziburuko et Uzkain sont en descente, et ça le Jimny aime !

 

Découvrez également l'entretien de Denis BOSSY accordé à Christophe DARRACQ sur le site Flash tout terrain : fiche pilote et description de l'auto.

 


Louis DRONDE fera tout pour gagner  !

 

Photo © Delphine ALGORRY

 

 

1. Quel bilan tires-tu de ton 1er titre de Champion de France 2013 ?

 

Le bilan de mon championnat est très bon. J'ai passé énormément de bons moments avec des rencontres et des apéros. J'ai pris beaucoup d'expérience de conduite sur différents types de terrains. Que de bons moments mais il y a eu de la très grosse fatigue à la fin... Dur dur quand même.

 

2. Que retiens-tu de ta belle prestation à Arzacq et de la compétitivité du tout nouveau Gembo Sport ?

 

Le nouveau GEMBO est une superbe voiture qui m'a agréablement surpris par sa facilité de conduite. Aucune mauvaise réaction! Super châssis! On a fait pas mal de réglages durant le rallye mais il en reste encore pour grappiller les dernières petites secondes manquantes! Du très bon pour l'avenir du tout terrain! Bravo au père et fils GENGEMBRE.

 

3. Peux-tu nous parler du 2e buggy que tu mettras également au point lors du prochain rallye du Labourd ?

 

Au Labourd, nous repartons avec notre buggy habituel mais avec une nouvelle évolution sur le moteur 2.5 L de l'école de la performance. Encore un essai moteur avant de finaliser notre choix.


4. Tu annonçais après le Rallye Plaines et Vallées que tu ferais une saison 2014 allégée. Aujourd'hui, comment envisages-tu ton programme ? Et sais-tu nous dire avec quelle(s) monture(s) pourrons nous te revoir cette saison ?

 

Participer au Rallye d'Arzacq n'était vraiment pas prévu. Par contre, le Labourd, je l'attends impatiemment depuis pas mal de mois. Je le veux et je vais tout faire pour l'avoir ! Je n'ai rien à perdre. Je n'aurai aucune tactique de course si ce n'est d'attaquer très fort d'entrée !
Par la suite, je participerai au Rallye du Baretous avec comme copilote, Lionnel, le fabricant de la boîte à vitesses "Hydrau Médoc". Ensuite, nous verrons au fur et à mesure.

 

5. Comment appréhendes-tu, en terme de concurrence, le retour de deux grands pilotes. Celui de Patrick ORHATEGARAY et celui d'Anicet GARICOIX (qui a peu roulé jusqu'à présent) ?

 

Leur retour me fait plaisir car plus on est, mieux c'est pour la bagarre des chronos. Après il ne faut pas avoir peur des concurrents avant une course donc "même pas peur". J'espère qu il y aura de la bagarre !

 

6. Tu as de nombreux fans Facebook. C'est un moyen de communication que n'ont pas connus tes prédécesseurs que l'on ne voyait que sur le journal du lundi matin. Comment vis-tu ta relation avec tes nombreux fans ?

 

Oui, j'ai de nombreux fans sur Facebook. Je ne trie pas les demandes, je ne connais pas tout le monde. J'essaye de communiquer en privé avec beaucoup, de répondre au maximum à leurs questions même si c'est très difficile car beaucoup de monde m'écrit et je n'ai pas trop le temps de leur répondre! Je m'en excuse d'ailleurs. Aujourd'hui, j'ai fait le choix de ne plus répondre aux interviews des journalistes et de ne plus être suivi à chaque course à cause de pas mal de différents entre nous. Par conséquent, vous suivrez mes résultats par Facebook. Je ressens énormément de gentillesse par certains des mes ami(e)s Facebook donc j'essaye de le leur rendre en essayant d'être là un Max pour eux et d'animer mon mur.

 


Daniel ELGORRIAGUE fera son baptême au volant !
 

Photo © Antton LOZANO

 

1. Peux-tu nous présenter ton buggy ?

 

C'est un buggy FOUQUET 4rm 2L (ex : Bastien MORISSE). Il est équipé d'un moteur RENAULT 2L de 255 chevaux, d'un boite SADEV séquentielle 6 vitesses et de 4 amortisseurs BOS.

 

2. Pourquoi commencer avec un 4rm plutôt qu'un 2rm ?

 

J'ai longtemps hésité à acheter un buggy 2rms puis j'ai eu l'opportunité d'acquérir un 4rms alors je l'ai saisi. Je rêvais d'un 4rm 2L qui me semble être le meilleur compromis pour être à l'aise sur un grand nombre d'épreuve du championnat.

 

3. As-tu pu faire un peu de roulage avec l'auto avant d'attaquer ta 1ère course?

 

Oui, une journée et demie seulement. J'ai encore de l'expérience à acquérir. Je suis « plutôt à l'aise » mais je ne maîtrise pas encore la grande vitesse. De plus, je n'ai jamais pu me mesurer à un chrono alors on verra si je finis 20e ou 50e.

 

4. Dans quel état d'esprit abordes-tu ta première course ? As-tu des ambitions ou des appréhensions particulières ?

 

J'aborde la course tranquillement, sans pression particulière. Je suis déjà très content de me présenter au Labourd au volant d'un buggy. C'est un rêve pour moi.

Je n'ai absolument aucune ambition en terme de résultat. Je sais que la voiture a un gros potentiel mais je ne connais pas le potentiel du pilote. Ma priorité sera d'apprendre et de m'appliquer pour finir le rallye en prenant du plaisir..

Je remercie Antton LOZANO, Pépé, Arnaud DARDANS et Matthieu LARRE pour leur coup de main sur l'auto. Ils m'ont permis d'être prêt pour le Labourd.

 

5. Quel est ton programme cette saison ?

 

Ma priorité sera de m'engager aux Cimes. Je rêve de faire cette course au volant. J'aimerais également me rendre au Baretous. Par ailleurs, je ferai peut-être Orthez ou Royan mais ce n'est vraiment pas sûr pour le moment.

 

6. Guy HOUSSET, ton pilote habituel, deviendra ton copilote. Quels conseils t'a-t-il donné ? Cela doit être rigolo d'inverser les rôles.

 

Effectivement, nous en rigolons. Guy HOUSSET est un grand pilote. J'ai beaucoup de chance qu'il me transmette son expérience et son savoir faire. C'est un bel exemple que de passer à droite pour aider un jeune pilote à débuter.

Guy m'a surtout conseillé de ne pas brûler les étapes. Par ailleurs, il m'aide à m'améliorer sur les freinages . C'est le plus difficile. J'apprends à évaluer les distances et à mettre le bon rapport afin d'être le plus propre possible pour aborder le virage.

 


Mathieu HIRIGOYEN sur les traces de son père

 

Photo © Fane

 

1. Peux-tu nous présenter ton buggy ?

 

C’est un Fouquet (http://www.fouquet-competition.fr/) à moteur Nissan 3.5L préparation JACOB Sport avec une boite séquentielle 6 rapports HYDRAU MEDOC qui fonctionne à merveille. Nous avons modifié les amortisseurs cet hiver et de ce fait nous sommes passés en mono en optant pour des C2P de chez Performance Suspensions. A la vue des premiers tours de roue et de la première course, cette modification me semble être un bon choix. C'est encourageant pour la suite des épreuves.

 

2. Tu as terminé 6e à Arzacq. C'est un très bon résultat. Peux-tu nous faire part de ton weekend ?

 

Nous avons passé un excellent week-end sur de très belles pistes malgré les intempéries survenues les semaines avant l’épreuve. Un grand bravo à l’équipe organisatrice. Nous n’avons eu aucun souci mécanique, et nous avons beaucoup rigolé en assistance avec une très bonne ambiance tout au long de ces trois jours.

Nous avons été régulier de bout en bout en terme de performance. Cependant, le petit bémol fût ma petite excursion dans un fossé dans l’ES de Capimbo juste après le départ. Nous y laissons quasiment une minute. Par conséquent, je perds la bataille pour la cinquième place. La suite de la spéciale fût bien rigolote avec un Vincent Poincelet à nos baskets !!!

 

3. Tu as fait de belles 5e places l'an dernier à Orthez et aux Cimes. Ta progression est constante. Quelles sont tes ambitions pour cette nouvelle saison ? Et quel est ton programme ?

 

Les ambitions sont de faire du mieux possible à chaque fois tout en prenant du plaisir. Le podium n’est jamais très loin mais il manque encore le petit déclic pour y parvenir. Mais je reste motivé et tôt ou tard il viendra, j’ai mon espoir !!

Mon programme s’établit plus ou moins au fil des courses mais nous resterons dans les épreuves du sud avec peut-être un déplacement dans le nord.

 

4. Ton père a terminé 3e au Labourd en 2009. As-tu pour objectif de l'imiter à court ou moyen terme ?

 

Mon père a effectivement réalisé un podium au Labourd 2010 ainsi que d’autres bonnes performances. Un fils suit les ¾ du temps les traces de son père alors peut-être que la troisième marche est pour nous cette année… L’espoir permet de toujours avancer !!

 

5. Un mot sur le Rallye du Labourd ?

 

Le rallye sera sous le soleil cette année c’est promis !!lol

C’est un rallye magnifique typé montagne mais où l’on retrouve tous les profils de terrain.

Il y a deux spéciales vraiment rapides et deux autres plus techniques. Il en faut pour tous les goûts.

Beaucoup de travaux ont été réalisés sur les pistes afin de satisfaire les pilotes et la juste récompense pour toute l’équipe de bénévoles serait d’y venir nombreux en tant que participant mais également en tant que spectateur.

 


Denis ARTOLA étrennera son nouveau buggy au LABOURD !

 

 

Photo © ASA COTE BASQUE

 

 

1. Tu reviens à la compétition avec un nouveau buggy. Peux-tu nous présenter cette auto et nous expliquer tes différents choix techniques ?

 

C'est un CAZE (http://www.cazecompetition.com/) avec un moteur Nissan 3,5L préparé par Jo BENET et une cartographie JACOB. Il a aujourd'hui une puissance de 380 ch.

La boîte est une SADEV SC90-20-150 6 vitesses avec différentiel inter-pont. C'est une boîte différente de celles qui se montent habituellement, c'est la même que celle de Joël CHOPIN et celle des BMC. Grâce à ce système inter-pont, les autobloquants peuvent être serrés forts mais l'auto reste maniable.

Les amortisseurs sont des Ohlins. Il s'agit d'un nouveau modèle, fait pour le Rallye raid, avec une tige plus grosse donc plus costaud.

Je voulais innover. Michaël CAZE a été très ouvert et m'a permis de monter une auto avec la mécanique que je voulais. J'ai eu pas mal de buggys et là je dois dire que Michaël CAZE a fait un châssis de qualité. Cela se voit au montage de la voiture.

 

2. Qu'est-ce qu'il te manque à faire sur l'auto pour être prêt pour le Labourd ?

 

Pour le moment, je ne suis pas complètement satisfait du moteur dans la mesure où «je n'ai rien» en dessous de 3 000 tours/min. Le moteur est trop creux en bas régime. Ce problème m'a contraint de ne pas participer au Rallye d'Arzacq. Par conséquent, pour compenser ce problème, je suis en train de modifier la cascade du transfert afin d'avoir des rapports de boite plus courts. Je participerai au Labourd comme cela et j'apporterai les modifications nécessaires au moteur par la suite.

D'autre part, je dois encore régler les amortisseurs que j'ai envoyé à assouplir.

 

3. Qu'est-ce qui est le plus difficile quand on monte une voiture neuve ?

 

(Après un moment de réflexion) Rien ! J'adore faire la mécanique !

Jo BENET me fait beaucoup de pièces, Bruno LARROQUET m'a fait toute l'électricité et Angély Composites (Boivineau : http://www.angely-composites.fr/) a fait l'habillage en kevlar et polyester.

 

4. Quelles sont tes ambitions et quel est ton programme cette année ?

 

J'aimerais participer au Labourd, au Gâtinais, au Jean de la Fontaine, au Gers, à Orthez et aux Cimes.

En revanche, après l'été, je n'aurai plus beaucoup de temps en raison de mon activité professionnelle.

Je n'ai aucune ambition en terme de résultat au Championnat. Mon seul but est de prendre du plaisir à rouler.

 

5. Peux-tu nous rappeler tes débuts dans la discipline et nous présenter les différentes autos avec lesquelles tu as roulé ?

 

J'ai commencé par faire l'assistance à Philippe AMESTOY et Guy HOUSSET. Je passais mes soirées au garage chez le père de Guy.

J'ai ensuite passé le cap à 22 ans en achetant le Phil's car jaune de Bernard GARAT quand lui a acheté le Fouquet à TURON. Bernard GARAT a été mon mentor et m'a beaucoup appris au niveau mécanique, pilotage et reconnaissance.

J'ai aussi acheté un châssis neuf chez Pierre PHILIPPE à l'époque où il a commencé à faire des voix larges. Je l'ai monté moi-même à 25 ans. C'était un buggy 4rm avec un PRV.

J'ai ensuite arrêté pendant 5 ans pour construire.

Par la suite, je suis revenu à la compétition avec la 106 de ENDARRA qui était de mécanique GEMBO.

 

5. Tu as été en tête du Labourd il y a quelques années. Peux-tu nous remémorer cet événement ?

 

Non, je ne pense pas avoir été en tête du Labourd.

Mon meilleur résultat a été 4e derrière Pierre PHILIPPE, Bernard GARAT et Daniel FAVY.

 

6. Un mot sur le Labourd ?

 

C'est un rallye qui me plaît, très varié et technique. Pour y être à l'aise, il faut un bon châssis et une bonne suspension.

 


Il faudra compter sur Anicet GARICOIX

 

Photo © Fane


1. Pouvez-vous nous présenter votre nouveau Rivet ?

 

Notre châssis RIVET est la dernière évolution. Moteur Porsche 996 GT3 385cv et 40mkg. Boite Sadev 6 vitesses avec coupure et ponts BMW. Suspension G3C (conception Team Gari).

 

2. Votre moteur Porsche ravi les spectateurs. Pensez-vous que le 4rm 3.6L est le meilleur outil pour la gagne ?

 

Je pense que toutes les classes ont leurs avantages et inconvénients. Moi j'ai fait le choix d'un moteur d'origine

 

3. Comment vous sentez-vous au volant de ce buggy dernière génération après 2 rallyes de roulage ?

 

J'espère que tu auras la réponse au lendemain du Rallye du Labourd.

 

4. Quelles sont vos ambitions pour le Labourd 2014 ?

 

La première des choses c'est le plaisir et à partir de là il faut voir le classement. Un podium me ferait bien plaisir.

 

5. Comment abordez-vous la concurrence des jeunes pilotes et le retour de Patrick ORHATEGARAY ?

 

J'ai toujours été confronté à des adversaires hyper rapides, alors jeunes ou moins jeunes, ma motivation ne changera pas.

 

6. Quel est votre programme pour le reste de la saison ?

 

Labourd, Gers, Orthez, (Cimes non, trop dur) et Dunes et Marais. Et le Barétous s'il a lieu.

 


Vincent PACHIAUDI attaque sa 2e saison

Photo © Fane
 

1. Peux-tu nous présenter ton PACHIAUDI Bugey bug ?

 

Il s'agit d'un Bugey bug amélioré. Le Bugey bug est un buggy immatriculé qui permet de faire de la route et du chemin, avec un certain confort, je trouve. Mais ce n'est pas un buggy conçu et imaginé pour la course. Nous avons alors apporté mon père (Jean  René, le frère d'Yves) et moi-même, quelques modifications pour que l'engin soit plus "typé course" (triangle, crémaillère, boîte un synchro Pelin, moteur 2L Mégane RS...).
 

2. Quel bilan tires-tu de ta 1ère saison ?

 

La première saison a été riche en enseignements et en expériences pour moi et pour l'auto. 4 courses, 2 arrivées. L'auto se comporte bien dans l'ensemble. Elle semble être plus à l'aise sur les terrains plats et pas hyper cassants. J'ai découvert en ouvrant bien grand les yeux et les oreilles. Je suis passé par beaucoup d’émotions, cela allant du stress, à de l'appréhension et de la joie.
Pour ce qui est de l'ambiance, elle est tranquille et détendue. Les concurrents sont ouverts à la rencontre et à la discussion. On est adversaire mais il règne une certaine cohésion.
C'est ce qui permettra au R.T.T. de vivre longtemps.

 

3. Quel est ton programme pour cette saison ?
 

Cette saison, nous espérons faire 4 courses si tout se passe bien : Labourd, Gers, Cimes et Royan. C'est le même programme que pour ma première saison.
 

4. Un mot sur le rallye historique du Haut Bugey ?
 

L'an dernier, mon oncle a décidé d'organiser le rallye (rallye / ballade) historique du Bugey.
C'était le 40ème anniversaire de la première édition du Rallye TT du Bugey que ma famille a organisé pendant 25 ans. De nombreux pilotes (anciens et actuels) sont venus (Gilles NANTET, Vincent POINCELET, Patrick POINCELET, MICHALLET, CLEYET, PERNOD, LAY, HARRAULT, GARNIER, JACQUET, CORTINOVIS, etc...).
Du coup, nous organisons la deuxième édition cette année pendant le premier week-end de mai. Les participants partent en ballade la journée du samedi sur les chemins du Bugey en empruntant des anciennes spéciales. Et le dimanche, ils ont la possibilité de rouler un peu plus en vitesse sur deux spéciales et sur un petit circuit.

 

5. On t a vu faire les reconnaissances en VTT et en courant...
 

Oui, je n'ai pour l'instant pas la possibilité d'emmener un Quad avec moi, donc j'invente des solutions... J'ai reconnu une grande partie du Gers et deux spéciales de Royan en VTT. J'ai aussi fait plusieurs spéciales des Cimes en courant.
Il est sûr que ce n'est pas la meilleure façon de reconnaître niveau qualité, car on ne fait pas beaucoup de passages et on se fatigue. Mais moi qui aime bien le trail, reconnaître la madeleine baskets aux pieds et avec un grand ciel bleu, c'est vraiment chouette.
Mais en R.T.T., les autres concurrents sont disponibles et plusieurs m'ont emmenés reconnaître avec eux (merci à Bruno LARROQUET, Éric BERROUET, Vincent POINCELET et Jean AGUERRE).

 

6. Ça doit faire plaisir à ton père de voir de nombreux buggys PACHIAUDI rouler ?
 

Oui, c'est sur que ça lui fait bien plaisir. Revoir des autos qu'il a construit avec Yves il y a plus de 20 ans (voir 30), ça doit être particulier. Pour ma part, je voyais ces voitures se monter dans le garage quand j'étais tout petit (je suis né en 1986).
A Royan, le samedi, je partais derrière T. JOURDAIN (PACHIAUDI Porsche 3.6 L ), auto dans laquelle je suis monté beaucoup de fois "pour jouer au pilote" quand j'étais gamin. C'était une coïncidence assez originale. Et être à l'assistance à côté de Jeannot GARAT c'est vraiment sympa aussi.

 


Patrick ORHATEGARAY de retour avec une grande envie de vaincre !

 

 

Photos © GEMBO Sport

 

 

1. Tu es double vainqueur du Rallye du LABOURD en 2006 et 2010. Aura-t-on la chance de t'accueillir au LABOURD 2014 pour ton retour à la compétition ?

 

Oui, je serai présent au Rallye du Labourd !

 

2. Tu reviens aux affaires avec une toute nouvelle auto. Peux-tu nous décrire ce buggy dans lequel il y a plusieurs innovations ?

 

Effectivement, je serai de retour au volant d'un Gembo motorisé par un Peugeot 1600 (1470) turbo préparé par RDM moteur !

L'idée de départ était de concevoir une auto complètement différente de celles existantes, avec forcement le risque sur la performance et la fiabilité mais avec une aventure technique et humaine exceptionnelle!

Les innovations sont importantes mais la majeure reste l'implantation moteur boite en position transversale! Le moteur turbo est accouplé à une boite Gembo! Les amortisseurs sont des Reigers et les ponts également de conception Gembo! La carrosserie est entièrement construite en carbone et kevlar!

 

3. Louis DRONDE a réalisé 4 scratchs à Arzacq avec ton GEMBO. On peut donc dire que la voiture est bien née. Comment le ressens-tu ?

 

Louis a simplement prouvé que l'auto était performante et capable de gagner des rallyes! Avec un peu de réussite il aurait pu faire un podium mais une fuite à l'échappement a brûlé une membrane dans le turbo, l'obligeant par précaution d'arrêter la course.

ll a prouvé aussi qu'il n'était pas champion par hasard avec cette faculté d'adaptation assez exceptionnelle. Pour rouler vite il faut une bonne auto mais aussi un grand coup de volant (on l'oublie bien trop souvent)! 

 

4. Depuis ta dernière course au LABOURD 2012, les DRONDE, CASTAN et POINCELET juniors dominent le Championnat. Comment abordes-tu la concurrence aujourd'hui ?

 

J'aborderai cette course comme toutes les autres, avec de la pression, de l'envie, de l'humilité mais avec une grande envie de vaincre!

Conscient de mon manque de roulage et de mon manque de connaissance de cette nouvelle auto, j'espère pouvoir durant le week-end augmenter le rythme sans commettre de faute !

La nouvelle génération est très douée. Ils ont eu la chance de rouler très jeunes dans des autos performantes et de vite être rapide et fiable! Je sais bien que l'avenir leur appartient mais malgré tout je me battrai avec force comme je l'ai toujours fait dans le passé!
Les stats sont pour moi et si la logique des maths est respectée, 2006, 2010, …. !! lol

 


Nicolas ETCHEVERRY prend confiance avec son nouveau Phil's car

 

 

Photo © Jean Phil Soulat

 

 

1. Tu as fait l'acquisition du Phil's car de Mathias GALARREGUI. Comment t'y sens-tu au volant et en quoi est-il plus performant que ton ancien buggy ?

 

Je m'y suis senti à l'aise tout de suite même s'il reste des choses à améliorer au niveau des sensations. Ce buggy a un moteur Clio RS plus performant avec une montée en régime bien plus vive. Il est amorti par 4 BOS avec des triangles plus larges que l'ancienne auto. Le freinage est plus performant également. Ce sont des choses que j'aurais voulu améliorer sur l'ancienne auto mais cela aurait coûté trop cher. C'est pour cela que j'ai préféré changer.

 

2. Comment s'est déroulé ton Rallye d'Arzacq ?

 

Très bien. J'ai eu un souci d'essuie glace à l'ES7 à 2kms de l'arrivée, j'ai été contraint de rouler à l'aveugle jusqu'au terme de la spéciale. Je n'ai pas voulu me désangler par souci de sécurité et afin d'éviter une pénalité. Ensuite, dans l'ES8, j'ai eu un problème d'alternateur. Nous avons pu réparer à l'assistance. Nous avons pointé 2min en retard et pris 20sec de pénalité. Peu importe, nous finissons 3e du Challenge 2rms, 2e des T1B2 (2rms 2L) et 12e au scratch. C'est un résultat très positif pour la 1ère avec cette auto. Cela me donne confiance pour l'avenir.

 

3. Quel est ton programme pour le reste de la saison ?

 

Je participerai au Labourd, au Barétous et peut-être aux Dunes et Plaines. Cet été, je ne roulerai pas car j'attends un heureux événement en milieu d'année.

 

4. La course au titre du challenge 2rm semble ouverte cette année. Y as-tu songé ?

 

Non, franchement je n'y pense pas du tout dans la mesure où je n'ai pas le budget pour assurer les nombreux déplacements.

 

5. Un mot sur le Rallye du Labourd ?

 

Pour moi, le Labourd est un des plus beaux rallyes du Championnat. C'est un rallye varié et technique mais peu cassant contrairement à ce que certains peuvent croire.
Je souhaite que l'on fasse le plein d'engagés afin de récompenser le travail de l'ASA qui oeuvre pendant 1 an pour que nous nous amusions pendant un weekend. Merci à eux.

 


Manu CASTAN prêt à détrôner son ami Louis DRONDE

 

Photo © Romain Perchicot 

 

1. Quel bilan tires-tu de ta 1ère saison avec ce Rivet dernière génération ?

 

Bilan mitigé, avec un très mauvais début de saison m'obligeant à effectuer une pause dans le championnat dû à des problèmes mécanique. Cependant, nous avons effectué une exceptionnelle fin d’année avec 3 superbes résultats.

 

2. Félicitations pour ta victoire à Arzacq. C'est la 3e victoire en 3 courses (saison 2013 comprise). Peux-tu nous raconter ton week-end ?

 

Merci beaucoup, très heureux de ces résultats, on espère que la chance restera à nos côtés durant cette saison 2014.

Ce fut un week-end comme nous l’espérions. On remplit l’objectif qui était de remporter ce rallye et de commencer la saison par la plus belle des manières. Le samedi, on débute le rallye en trombe, puis un problème d’alternateur vient nous gêner pendant la fin de journée, et ce n’est que durant la période d’assistance précédent le parc fermé que nous parvenons à le remplacer.

Suite à l’abandon dimanche matin de mon principal concurrent Louis Dronde, nous avons pu gérer notre fin de course au mieux pour remporter ce Rallye d’Arzacq 2014

 

3. L'an dernier au Labourd, tu avais réalisé de nombreux scratchs. Comment abordes-tu l'édition 2014 de part ta position de leader au championnat ?

 

Ce rallye me tient à cœur au vu des nombreux scratchs réalisés l’an dernier lors de la première sortie de mon nouveau Rivet (Cf : Voir son meilleur temps à Ostalapia en caméra embarquée). J’aime beaucoup le tracé et les spéciales de ce rallye, et je l’aborde sereinement, sans aucune pression, en espérant garder ma place de leader !

 

4. Penses-tu pouvoir mettre fin à 3 ans de règne de Louis DRONDE sur les terres du Labourd ? #OsecommeZlatan

 

J’adore les challenges et vu la domination de mon ami Louis DRONDE sur ce rallye, je compte bien relever le défi et le détrôner !

 

5. Tu es annoncé comme LE favori du championnat 2014. Comment gères-tu ce statut ?

 

Je ne me considère pas comme le favori, j’attends de voir comment cela se déroule course après course et on fera les calculs cet été.

 

6. Peux-tu nous donner des nouvelles de ton père et de la 206 qui, au vu des photos sur facebook, est en cours de remontage.

 

Je m’occupe moi-même du remontage de cette fameuse 206 qui fera peau neuve. Elle devrait retrouver les pistes du Championnat courant 2014.

 

7. Tu as plus de 1 000 fans sur facebook. Comment gères-tu ta relation avec tes fans avec ce nouveau moyen de communication ?

 

Les réseaux sociaux sont aujourd’hui un moyen de communication très facile pour faire découvrir notre passion. Le nombre de fans augmente de jour en jour et j’en suis très touché.

Je les remercie à chaque fois de nous suivre et de nous encourager, de ce fait nous avons fait faire des autocollants que nous distribuons gratuitement sur les rallyes où nous sommes présents, de plus des Tee-shirts du team seront bientôt disponibles à la vente.

 

 

N'hésitez à voir ou revoir son best of du Labourd 2013 et son meilleur temps à Ostalapia.

Retrouvez toute l'actualité de Manu CASTAN sur sa page Facebook Team RM Sport >>>

 

 

 
 
Lecteur mp3

Labourd 2013 © Team RM Sport 

 


Nicolas LARROQUET prêt à s'envoler vers la victoire au LABOURD

 

 

Photo © Delphine ALGORRY

 

 

1. Quelles modifications as-tu effectuées sur ton buggy Rivet Compétition ?

 

J'ai mis un moteur Honda à la place du Renault. Ce moteur Honda est plus performant car il permet une meilleure montée en régime. Cependant, je n'ai rien modifié au niveau de la boite de vitesse et je constate que cela fonctionne très bien même si c'est un peu long avec les grandes roues en 740. Ce sera encore mieux avec les petites roues que je mettrai par temps sec. Par ailleurs, j'ai modifié la carrosserie arrière par la pose d'ailes en plastique. Cela me permet de gagner en poids. Enfin, je me suis amusé à instaurer une nouvelle déco sympa. J'ai collé des "ximist" (tonnerres) en découpant des rubans adhésifs oranges.

 

2. Peux-tu nous raconter ton rallye d'Arzacq ? La mise au point du Honda s'est-elle bien déroulée ?

 

Je n'ai eu aucun souci de mise au point du moteur à Arzacq. C'était plutôt moi qui devait me mettre au point après un an d'absence.

Pour ce qui est du rallye, il fût riche en péripéties. Cela a commencé par l'ES1 où j'ai oublié de brancher le lave glace (alors que nous en avions bien besoin). A l'ES2, je me suis posé. Le temps a été rectifié. A l'ES3, je réalise le scratch. A l'ES4, l'extincteur m'est venu dans les pieds... A l'ES5, le maitre cylindre s'est bloqué m'empêchant de disposer du frein à main pour la roue arrière gauche. Je me suis ensuite à nouveau posé... Mon temps n'a cette fois pas été rectifié... J'ai alors rétrogradé au classement passant de la 2e à la 5e place des 2rms... J'ai fini la journée par une note positive avec le scratch à l'ES6 malgré une crevaison qui ne m'a toutefois pas handicapée.

Le dimanche, j'ai effectué une remontée "fantastique" passant de la 5e à la 2e place du Challenge 2rms. Je termine donc sur un très bon résultat : 2e des 2rms, 1er des T1B2 (2rms 2L) et 11e  au scratch (classement général).

 

3. Après un an d'absence, reviens-tu pour une saison complète ?

 

Je n'effectuerai pas une saison complète. Je vais me rendre au Labourd, au Jean de la Fontaine, au Gers, à Orthez, à Dunes et Marais et peut-être au Plaines et Vallées à condition de ne pas avoir engagé de gros frais sur la voiture.

 

4. En l'absence de Cazalet, Lainé et Pocheluberry, la course au titre semble ouverte. Ainsi, le titre est-il un objectif cette saison ?

 

La présence ou non de ces trois concurrents n'altère en rien la définition de mes objectifs. Même en leur présence j'aurais "peut-être" joué le titre... Pour ce qui est de la course au titre, je vais pâtir du manque d'un résultat à un rallye du nord dans la mesure où je ne me rendrai pas au Gatinais. Cependant, il est clair qu'en l'absence de concurrence, le championnat "peut" se jouer entre Jérôme Hélin et moi-même.

 

5. Le LABOURD 2014 arrive très vite. Peux-tu nous dire un petit mot sur l'équipe organisatrice et nous faire part de ton objectif pour ce rallye ?

 

Mon objectif ? C'est tout vu : la victoire à domicile !

L'organisation et l'ambiance dans l'équipe organisatrice sont superbes.  Contrairement à ce que des gens du Nord peuvent dire, ce n'est pas un rallye difficile. Le tracé est magnifique.

J'espère que ce Labourd 2014 aura un grand nombre d'engagés afin que le nombre d'autos soit à la hauteur du travail de toute l'équipe.

 

 

Un grand merci à ces pilotes qui ont joués au jeu de ces interviews !!!