LOUIS DRONDE DE RETOUR SUR LE LABOURD !
© Louis Dronde
Le recordman de victoires au Labourd (2011, 2012, 2013, 2016, 2017), de retour sur les terres labourdines, présente sa nouvelle auto et ses objectifs.
1. Louis, peux-tu revenir sur les quatre ans de conception de ta nouvelle auto sortie à Arzacq il y a un mois ?
J’avais une idée, celle de faire à l’inverse de tout le monde, c’est-à-dire en reculant le poids alors que tout le monde cherche à l’avancer. Idem, j’ai été le premier à souhaiter coller la boite au moteur (depuis Fouquet l’a fait). Ainsi, nous avons tout mis à l’arrière, le radiateur, l’ensemble moteur boite, et la roue de secours. A l’avant, il n’y a que le pont et rien d’autre. Nous avons beaucoup bataillé sur le choix du moteur par rapport au prix. Après avoir hésité avec un BMW ou un onéreux rotatif, j’ai eu l’opportunité d’acheter le moteur Porsche ex Romain Dumas. Ce moteur est peut-être moins adapté au tout-terrain que le Nissan 3.5 L que j’ai sur le Rivet 207 mais il a tout le poids en bas. Grace à cela et aux amortisseurs à plat, la voiture tire en bas et je pense gagner quelque chose sur ce point. Concernant la boite Hydrau-Medoc 7 vitesses, il s’agit d’un tout nouveau modèle spécialement conçu pour les gros moteurs. Une fois mise au point elle sera incassable ! Elle vient tout juste d’être commercialisée. Côté suspensions, ce sont des P2S. Je n’ai jamais eu d’amortisseurs aussi performants, et pourtant j’ai réglé une trentaine de voitures ! Je n’ai jamais vu ça ! On est vite tombé sur les bons réglages. Pour la réalisation de ce projet, je tiens à remercier mon père Pierre-Paul pour la conception, Hydrau-Medoc pour l’ensemble boite ponts, P2S suspensions, Casse auto Chevalier pour les pièces, Garage 2000 pour la carrosserie, Avantage composite pour les éléments carbonne, et PFT moteur à Nogaro.
2. Peux-tu revenir sur tes sensations à Arzacq, ton approche du Labourd à 3 jours du rallye, et tes projets pour la suite du championnat ?
Ayant essayé la voiture seulement sur le goudron et n’ayant pas reconnu le parcours du rallye d'Arzacq, j'ai pu tempérer mon rythme en début de course. Ainsi, j’ai d’abord fait attention à tous les trous car je ne savais pas comment réagirait la voiture. Malgré tout, on a raté la victoire pour un problème de frein (à cause de la terre mis dans la jante). Dommage. Pour le Labourd, je repartirai de la même façon pour ne pas brûler les étapes. Il faut être prudent, je suis loin de connaitre la voiture. Cela nécessite du temps. Pas certain de faire les reconnaissance à ce jour (mercredi soir), je vais démarrer sans attaquer. Le week-end est long. Avant il fallait être au top d’entrée de course mais aujourd’hui que tout le monde se remet dans le bain on peut un peu plus se le permettre. Pour la suite, je ne sais pas du tout. Cela dépendra du Labourd mais je n’ai pas envie de faire le championnat complet. Je l’ai déjà fait avec le titre en 2013. Comme il n’y a rien au bout, je ne vois pas l’intérêt.
3. Dernièrement la famille DRONDE a également réalisé l’auto de BERSANS et l’implantation mécanique du Fouquet de CALVO. Vous êtes à la fois constructeur et préparateur, comment vous qualifiez-vous et est-ce une activité principale ou accessoire ?
Mon père a construit quatre voitures et on en a préparé pas mal. Je dirais donc que mon père est constructeur tandis que je suis préparateur. Lui, il voit tout. Pour cette activité supplémentaire à l’activité habituelle du garage agricole, cela se fait au gré des demandes. Chaque année on a des demandes. Pour autant, on ne veut pas laisser tomber les clients du garage pour ne faire que ça. Pour le moment on a du boulot mais si on est disponible on dit oui. On verra si un jour on part là-dedans. Je ne ferme aucune porte.
LAURENT FOUQUET SORTIRA SON NOUVEAU VEHICULE AU LABOURD !
Le dernier buggy Fouquet compétition © Laurent Fouquet
Le constructeur girondins dévoile le dernier né de ses ateliers qui roulera le week-end prochain et présente ses projets pour 2022.
Un nouveau modèle en 4 roues motrices et la sortie d’une auto neuve au Labourd
« Nous avons profité d’avoir plus de temps durant la crise sanitaire pour refaire un châssis et apporter quelques modifications. A vrai dire, la voiture évolue constamment. Cette fois, nous avons amélioré le système de suspension et le système de refroidissement. Aussi, nous avons apposé une nouvelle carrosserie qui permet un meilleur refroidissement et de mettre une grande roue de secours. Ainsi, nous avons fait une voiture adaptée tant au rallye qu’à l’endurance. Cela permet également d’élargir la clientèle sur le marché de l’occasion. La première voiture est sortie au Barétous en juin 2021. Depuis, deux voitures ont roulé en endurance. Polyvalente et facile à entretenir, la quatrième fera ses premiers tours de roues au Labourd aux mains de Frantxoa HIRIGOYEN (ndlr : navigué par son fidèle copilote Mathieu PALACIO) ».
Les caractéristiques techniques de ce dernier véhicule
« Depuis deux ans, nous travaillons avec les amortisseurs Donerre qui a actuellement le produit le plus adapté au tout-terrain. Pour la boite de vitesse et le moteur, je reste fidèle à mes partenaires techniques que sont SADEV et Vincent FOUCART, avec un moteur Nissan 3.5L pour son meilleur rapport qualité prix. Comme évoqué, la carrosserie mesure 30 cms de moins mais l’empattement du châssis reste le même ».
Une force de proposition sur le marché de la location
« Sur ces quatre autos, deux sont vendues (en endurance) et deux m’appartiennent. Cela a plusieurs avantages. D’abord, cela permet d’avoir une véhicule à montrer au client et à lui faire essayer. Ensuite, cela permet de la tester et de la faire évoluer constamment afin de toujours vendre la voiture la plus aboutie. Enfin, cela permet à des clients de se faire plaisir sur deux ou trois rallyes dans l’année plutôt que d’investir dans une voiture pour rouler à l’année. C’est une option supplémentaire ».
Une présence plus marquée en tout-terrain
« Depuis deux ans, nous nous concentrons davantage sur le tout-terrain après avoir travaillé sur le rallye raid. Ainsi, je serai présent sur toutes les courses de rallye et d’endurance. Je prendrai le volant du dernier véhicule au Gâtinais et sur d’autres épreuves en fonction des locations et de mon emploi du temps. Par ailleurs, dans les mois à venir, j’aimerais proposer quelques chose en 2 roues motrices dont le parc de véhicule a rajeuni. Ce serait un véhicule moins onéreux avec un moteur boite automobile afin que cela reste une catégorie de promotion ».
CONSTRUCTEUR MINUTIEUX, FABRICE RIVET SERA AU LABOURD !
Les autos de Rivet, Lavigne et Bozom © Saulnier, AD Motors, Lys
Fidèle de l'épreuve et réputé pour son savoir-faire, Fabrice présente ses autos qui jouent les premiers rôles en 4 et 2 roues motrices.
1. Non prévu au programme, vous serez finalement présent au Labourd. Vous êtes fidèle à ce rallye qui sera marqué cette année par le retour de la spéciale d’Urloa disputée pour la dernière fois en 2005 avec la victoire d’un certain… Fabrice RIVET.
En effet, j’ai décidé de participer au Labourd seulement ce dimanche (20 mars). Dans le week-end, j’ai été faire un tour avec l’auto juste pour voir si cela me plait encore. Mon dernier rallye date de Royan 2019 pour la sortie de l’auto et avant je n’avais pas roulé pendant les deux ans de construction de l’auto. J’ai donc roulé seulement un rallye ces quatre dernières années. L’essai s’est bien passé alors j’ai pris la licence cette semaine. J’aborderai ce rallye sans aucune prétention. Ce sera l’occasion de faire tourner l’auto car Thibault ne roule pas cette année, de partager un moment avec ma fille qui fête ses 25 ans le samedi du rallye, et de retrouver les concurrents au parc fermé. J’apprécie me rendre au Labourd car c’est un endroit où je me sens bien, c’est une atmosphère, des gens, des souvenirs, des clients aussi. J’aime y être ! (Note de la rédaction : c’est un vrai plaisir de vous accueillir et de réentendre l’accent et le rire si caractéristique de Fabrice!). Concernant Urloa, on disputait en effet cette spéciale le dimanche matin. C’était un beau souvenir et une belle bataille avec Bernard Garat et Anicet Garicoix.
2. Depuis 2019, vous avez fait évoluer le Rivet 4 roues motrices qui marche très fort avec Jean-Philippe Dayraut et Thibault Flouret-Barbé. Pouvez-vous nous en dire davantage ?
Il n’y a pas eu de refonte totale mais des améliorations qui font que, tout amené correctement, cela fonctionne très bien. Nous avons travaillé sur le châssis, sur les épures de suspensions qui sont un peu différentes, sur la direction, sur la répartition des masses et sur le poids. Aussi, nous avons installé des amortisseurs Donerre. Nous avons encore de nouvelles idées pour essayer de nouvelles choses, notamment en aérodynamique car nous atteignons des vitesses assez importantes pour que l’on s’y penche. A ce jour, ce sont des idées à valider. Une fois le développement effectué, cela pourra être proposé aux clients.
3. Les buggys Rivet sont aussi très performants en 2rm avec les titres de Thibault FLOURET-BARBE sur le « p’tit buggy » et de Guillaume LABORDE champion en titre. Dans une période "plus calme", vous venez également de sortir deux autos neuves avec Pierre BOZOM et Jean-François LAVIGNE. Pouvez-vous nous présenter ce dernier modèle ?
Concernant les deux dernières autos sorties pour P. BOZOM et JF. LAVIGNE, il s’agit du châssis du « P’tit buggy », comme celui avec lequel Thibault a été titré en 2017 et 2018, sur lequel on a mis la carrosserie « moderne » mais transformée du fait d’un empattement différent en 2 rm. La carrosserie est ainsi plus courte de 17 cms que celle des 4rm. BOZOM a une mécanique moto tandis que LAVIGNE a une mécanique automobile. Les deux motorisations sont possibles. Le châssis est spécialement conçu pour le buggy 2rm. Quant à G. LABORDE, il s’agit d’un châssis antérieur davantage conçu comme un 4rm, adapté au 2rm sans pont avant, qui peut devenir un 4rm au gré du client. Il ressort que le parc en 2rm a changé depuis cinq ans et s’est renouvelé avec des autos modernes. Avec le dernier châssis 2rm, j’ai ainsi souhaité apporter une proposition supplémentaire à des personnes qui étaient intéressées par cette solution-là.
LE PRESIDENT, FABIEN DUCASSE, VOUS PRESENTE LE LABOURD 2022
Le Président souhaitant la bienvenue ax concurrents © Sassan Ayari
Il revient sur le parcours, sur la remise en état des chemins, sur la remobilisation des équipes, des partenaires et des communes, ainsi que sur le briefing et la remise des prix.
Le parcours et l’investissement pour la remise en état des pistes
« Le rallye débutera par la spéciale d’Urloa qui a été disputée pour la dernière fois il y a 17 ans avec la victoire de Fabrice RIVET en 2005. C’était une volonté de plusieurs locaux dont l’enfance a été marquée par cette spéciale. Le parcours était enfui sous la végétation, cela a nécessité beaucoup de travaux. Pour cela, je tiens à remercier Mathias GALARREGUI, pour ses travaux de terrassement, qui a fait un travail énorme. Idem pour Christophe ROIDE et Benoit SAIINT-MARTIN. Trois ou quatre cents tonnes de cailloux ont été mis. Merci également à tous ceux qui ont aidé au débroussaillage, et à la commune de Souraïde qui a participé à cet effort. Cela a représenté un investissement de 20 000 € pour l’association. C’est une belle spéciale qui traverse le rallye, de Espelette, en passant par Souraide, jusqu’à St-Pée-sur-Nivelle, QG du rallye, et qui arrive à 800 mètres du départ de Bois de St Pée. Les spéciales seront enchainées mais dans le timing nous avons prévu 15 minutes entre les deux afin que les pilotes puissent prendre le temps de se dégourdir les jambes, de faire le tour de la voiture et de discuter. La spéciale de Bois de St Pée démarrera donc de la cabane de chasse et empruntera ensuite son parcours classique.
La 3e spéciale du samedi sera Ziburuko qui a bénéficiée d’un très gros travail de Patrick DEVERCHERE que je remercie également beaucoup. La spéciale a complétement changée car on a modifié l’ordre ou le sens du parcours alors que la piste est à 100% la même. On perd tous les repères.
Des travaux ont également été menés à Uzkain par Christophe ROIDE et Mathias GALARREGUI. Merci à eux. En effet, la descente en cailloux a été passée au bull jusqu’au gué, ainsi qu’une descente précédente. Depuis trois ans, des marches s’étaient créées. Ce travail a permis de stabiliser et de rendre propre sans rabaisser le terrain. C’était un travail de titan car depuis trois ans aucune évacuation d’eau n’avait été faite et le chemin a beaucoup raviné. Cela représente beaucoup plus de travail que ce que l’on fait une année sur l’autre. Cela démontre que les chemins se dégradent davantage sans la présence du rallye car le terrain bouge. Le travail dans le cadre du rallye (avant et après) joue un rôle important.
Pour dimanche, nous avons souhaité simplifier Uzkain en terminant la spéciale avant le goulet dans les bois. Idem pour Xipa que l’on a aussi simplifié en modifiant quelques kilomètres après le départ et en enlevant la zone dite de « botabil » en cas de mauvais temps. En fonction de la météo ou des faits de course cela permettra de ne pas annuler la powerstage afin que la victoire se joue jusqu’au bout ».
La mobilisation des bénévoles, des partenaires et des communes
« Cela n’a pas été simple de remobiliser les troupes car les règles sanitaires nous ont empêchées de nous réunir en présentiel en décembre et janvier. Nous n’avons organisé ni l’Assemblée Générale - moment important pour l’association - ni les premières réunions présentant le rallye aux bénévoles tel que mis sur les rails par le bureau pendant l’hiver. Cela a tout retardé et il a fallu compenser sur les mois de février et mars notamment pour les sponsors, les commissaires, les officiels, et le guide du rallye. Il a fallu démarrer au quart de tour et cela a été assez « violent » pour tout le monde. Pour cela, je tiens à remercier toutes les équipes qui ont beaucoup données afin que l’on soit prêts. Certains bénévoles que je n’avais pas eu l’occasion de revoir depuis deux ans sont revenus naturellement et assurent les missions de d’habitude. D’autres sont arrivés. C’était un bel effort. Même si le rallye avait été mis sur les rails ces deux dernières années avant d’être annulé au dernier moment au mois de mars, il n’a pas simplement fallu ressortir le rallye du tiroir.
Coté partenaires, beaucoup de sponsors ne sont pas repartis tandis qu’autant de nouveaux sont arrivés. Le montant d’aide est donc identique à 2019 avant la crise sanitaire. Nous les en remercions vivement. Concernant les communes, les élus ont été très favorables et très positifs afin de redynamiser les villages. Au-delà de donner leur autorisation, des maires ont exprimé des mots gentils, ont été aidants et ont montré l’envie de redémarrer quelque chose. C’est positif pour le rallye. C’était également parfois la première fois depuis les élections municipales de 2020 que nous travaillions avec certaines équipes. Nous remercions donc les communes de St-Pée-sur-Nivelle, Ahetze, Sare, Souraïde, Espelette et Ainhoa ».
La remise des prix
« Le dimanche soir, il y aura une remise des prix au fil de l’arrivée des concurrents au parc fermé à Ibarron. Ils monteront sur une estrade avec la remise des récompenses au fur et à mesure de l’entrée au parc fermé. Ainsi, trente minutes après le dernier concurrent seul le podium de chaque catégorie sera rappelé. En finalité, entre la fin du rallye à Xipa à 15h30 et le podium au fil de l’eau, le rallye sera terminé à 17h. Cela permettra de gagner deux bonnes heures pour que les concurrents puissent profiter ou rentrer sereinement ».
Le briefing du vendredi soir
« Pour la première fois depuis la crise sanitaire, le briefing oral sera de nouveau autorisé à 20h après les vérifications techniques. Cela permettra de saluer et remercier tous les concurrents d’être venus et de passer quelques messages importants. Après ces deux années moroses, c’est essentiel de se retrouver et de placer le Labourd sous le signe des retrouvailles. Il en va de même pour les commissaires et officiels, nous serons trois cents à tables le samedi soir. Cela paraissait banal il y a quelques années mais cela nous fera quelque chose cette année. A la semaine prochaine ! »
LES PILOTES LOCAUX RETROUVERONT LEUR TERRAIN DE JEU
Larroquet, Viart, Juanicotena, Calvo © Pixoffroad, Team FS
Après deux éditions annulées consécutivement, Nicolas LARROQUET, Pierre-Jean VIART, Jon et Patxi JUANICOTENA, et Frédéric CALVO remettront les roues sur les montagnes du Labourd.
Ce sera une première pour Patxi JUANICOTENA qui attaque seulement son troisième rallye : « Avec mon frère Jon, nous avons décidé de franchir le pas en achetant un Tomahawk Suzuki 1340 cc (ex : G. Laborde et ex G. Lecouflet). On devait faire nos débuts au Labourd 2020 à domicile. Depuis, nous avons alterné ce qui m’a permis de faire Orthez 2021 et Arzacq 2022 ». Quant à Jon, il a déjà effectué 3 rallyes tout en vivant sa passion du sport mécanique d’une différente et belle manière en étant commissaire sur le Dakar 2022 : « Je vais là-bas sous contrat avec Amaury Sport Organisation - A.S.O et m’occupe de la partie Dakar « classique » (avant les années 2000). Durant 15 jours, je me déplace en 4x4 afin de donner le départ des 130 voitures classiques, signer les cartons de pointage et fixer les heures de départ. En toute autonomie, on arrive la veille, on installe tout et on dort sur place sous la tente. On se lève dans des paysages magnifiques et on accueille les concurrents. C’est une superbe expérience au milieu de concurrents très abordables tels que Nasser AL-ATTIYAH et Mathieu BAUMEL qui ont un super contact et passent te saluer en toute simplicité ».
Premier Labourd également pour Pierre-Jean VIART : « Mon père a fait deux courses avec le Fouquet (ex : Beaufils, Favy, Fouquet) avant de le confier au Team DS Racing (des frères DUPLĖ) qui s’est occupé du sablage, du faisceaux, et de remonter la mécanique avec notamment la mise d’amortisseurs Donerre 3 voies, une modification du châssis pour mettre la roue de secours à l’avant, et une nouvelle carrosserie. Pour ma part, j’ai pris le volant au Barétous 2021 avec une belle 5e place pour une première, avant d’enchainer sur quatre rallyes du sud ».
Nicolas LARROQUET a lui aussi passé le mois de janvier dans le désert saoudien à faire la mécanique sur un SSV du team BTR. Le roi du 2rm retrouvera le volant au Labourd : « J’ai l’occasion de rouler sur un Can’Am neuf du team DS Racing. Etant occupés entre la reprise de l’activité des pneus Technospeed et une auto à monter, Cédric et Stéphane DUPLĖ n’avaient pas le temps de s’occuper du SSV. Ils m’ont alors proposé de m’en occuper et de faire le Labourd avec. Ni une ni deux, j’ai récupéré le SSV le lendemain et me suis attaqué à son montage. Depuis, j’y bosse tous les soirs afin d’être prêt pour le 1er avril. Ayant déjà roulé sur des SSV en essais, ce sera l’occasion de voir comment ça fonctionne en course ».
Changement de catégorie également pour Frédéric CALVO qui découvre quant à lui le buggy 4 roues motrices : « En 2019, avec mon frère, on a décidé de faire une bonne préparation moteur afin de jouer à arme égale avec les autres 2rm. Cependant, au vu du coût, on s’est dit que c’était l’occasion de passer en 4rm afin d’aller voir mieux et d’évoluer. La société SUBTERRA nous ayant suivi dans ce challenge, nous avons tapé à la porte de Louis et Pierre-Paul DRONDE qui ont travaillé sur le positionnement mécanique et n’ont pas été avares en conseils, et celle de Lionel SALORT d’Hydrau Medoc pour la boite de vitesse, les transmissions, et les ponts. Je les remercie car ils nous ont permis, avec leur approche et leurs tarifs, de goûter aux 4rm. Ce sont des personnes ouvertes d’esprit qui n’avaient qu’une envie, celle d’aider les gens qui leur font confiance. Et ils savent faire ! Je tenais également à remercier Bruno LARROQUET pour sa disponibilité (pour l’électricité), Laurent FOUQUET (pour ses conseils et son expérience), et la société SUBTERRA assainissement pour sa fidélité ».
Les pilotes se préparent
Frédo CALVO prend encore la mesure de son Fouquet Honda « Mon seul roulage avant la première course était la liaison entre Laguinge et Mauléon pour aller aux vérifications des Cimes 2020. La voiture a été fiable dès les premiers tours de roues. Avec 100 chevaux de plus et 4 roues motrices, on signe rapidement le 8e temps dans Hegixuria ». Après 1 an de pause, le basque rentre dans le top 10 du rallye d’Arzacq 2022 : « C’était un beau rallye malgré une crevaison avant la première spéciale qui nous fait pointer 5 min en retard et concéder 50 sec de pénalité. Au Labourd, je continuerai à rouler sans regarder les temps et sans prétention. Ayant commencé il y a douze ans avec une auto à 3 500 €, rouler aujourd’hui avec une auto top 4rm 2.5L est déjà un aboutissement. Rentrer dans le top 10 serait seulement la cerise sur le gâteau. Plus que quelques réglages sur les amortisseurs P2S et nous seront prêts ».
Nico LARROQUET sera également classé dans la catégorie des buggys 4rms : « Je partirai avec les buggys et non avec les SSV car le Can’Am n’a plus le radiateur d’eau d’origine (remplacé par un modèle plus grand pour l’endurance). Aussi, le moteur 1 000 turbo aura une bride car classé en catégorie T3. Je suis heureux de retrouver le volant qui plus est avec cette auto qui a un super look. Je vais tâcher d’apprendre comment rouler avec un variateur. Pour la suite de la saison, je ferai l’assistance en Tunisie avant de reprendre le volant du buggy MMP en octobre au Rallye raid de Cuenca en Espagne à 60 kms de Teruel ».
Pierre-Jean VIART continuera son apprentissage : « Le rallye débutera quasiment à domicile avec le parcours d’Urloa qui part du village d’Espelette. Je n’ai cependant pas d’objectif particulier (rires) car la première spéciale m’a fait défaut à Arzacq en me posant dans un fossé. Je vais tâcher de bien rouler pour arriver au bout avec ma sœur à mes côtés. Pour la suite, je verrai tranquillement pour faire 3 ou 4 rallyes dans la saison ».
Enfin, Jon et Patxi JUANICOTENA sont aussi à pied d’œuvre pour être présent dans 15 jours. Patxi : « Après la casse de la boite de vitesse à Azacq, j’ai la chance d’espérer être au Labourd grâce à mon frère mécano qui travaille sur la boite de vitesse avec les précieux conseils de Yann Clévenot. Ce n’est pas encore gagné mais on espère que ça va le faire ». Quant à Jon, il va également remettre les roues dans les montagnes basques mais pas en buggy cette année : « Je lance mon entreprise de restauration et de location de véhicule ancien pour des mariages ou pour visiter le Pays Basque. Ainsi, avec ma société dénommée « Vintage vadrouille » je vais proposer des sorties sur une journée avec roadbook ou GPS, voire durant 48h selon les projets. Je commence dès le mois de mai avec un mariage ». Encore une belle manière de vivre la passion de l’automobile au Pays Basque.
LES NOUVELLES AUTOS DE MICHAËL CAZE SERONT BIEN REPRESENTEES AU LABOURD
Cazé 4rm de Cyril Omnes (g) et Florent Brulon (d) © Brulon Usinage
Le constructeur de l’Aisne, approche les trente ans d’ancienneté dans le tout-terrain. Toujours ouvert à de nouveaux projets, Michaël Cazé propose de toutes nouvelles autos en 4rm, mais aussi prochainement en 2rm.
1. Michaël, depuis 2019, ton activité est marquée par un nouveau produit, une auto 4rm plaisante et adaptée tant aux moteurs de voiture qu’aux moteurs de moto. Comment est née cette auto ?
Depuis 2019, je propose en effet une nouvelle auto 4rm. Le projet est né avec Denis Artola qui aime beaucoup la technique et m’a fait confiance. Nous avons beaucoup discuté afin de travailler sur le châssis, sur les trains roulants, sur les suspensions avant (prises sur le triangle inférieur), sur l’abaissement des masses, ainsi que sur l’implantation de la mécanique et notamment du moteur et du pilote. Ainsi, l’habitacle est avancée de 20 cm pour un meilleur champ de vision et pour avancer le moteur aux maximum dans l’habitacle. Plusieurs moteurs sont proposés (de voiture ou de moto). Je me suis entouré de P2S suspension et travaille également avec Brulon Usinage qui est un sacré bosseur et qui commence à couvrir le marché en arbre de transmission notamment. Aussi, pour la première fois, j’ai créé une carrosserie complètement en la sculptant dans l’atelier. Denis y a beaucoup participé afin d’avoir un look plaisant. La carrosserie est un investissement onéreux, presque à perte, mais qui permet de vendre des châssis. Ainsi, depuis trois ans, j’ai déjà fait douze carrosseries (pour des 4rm ou 2rm). Quelques autos sont encore à l’atelier, d’autres sont montées par les propriétaires (ex : Demay, Urrutia, Bidondo, etc.). Aussi, je continue à faire des autos avec carrosserie de silhouette comme la DS3 (de N. Rodriguez), deux polos (montées chez Ludovic-conception) et pourquoi pas prochainement une Skoda. J’espère que toutes ces autos sortiront cette année. D’ailleurs, j’ai été ravi d’apprendre que pour votre rallye du Labourd, l’un de vos pilotes, Guy Housset, roulera sur un des tout derniers Cazé loué à Cyril Omnes. Ainsi, c’est un pilote très performant et avec une belle carrière qui essaiera cette nouvelle auto.
2. Tu as toujours été innovateur comme en témoignent la sortie du Tomahawk 2rm à moteur de moto et celle du Tomahawk Evo en 4rm. On constate que tu es flexible et toujours à la recherche de nouveautés ?
J’adore monter de nouveaux projets. Le tomahawk 2rm était précurseur avec le moteur de moto et permettait aussi de sortir une auto neuve à coût modéré (35 000 €). Le Tomahawk Evo 4rm plaisait également mais était peut-être freiné par la carrosserie. Aujourd’hui, je pense être le constructeur qui vend le plus de châssis, minimum cinq par an. Ma philosophie est de vendre à un coût calculé par rapport au prix de revient et non par rapport au nombre que j’en vends dans l’année. Pour faire l’auto, je dialogue, propose mais écoute aussi. Avec mes clients, on travaille main dans la main en regardant si les solutions techniques apportent quelque chose à la performance tout en faisant aussi énormément attention au budget. On sait tous ce que coûte le sport mécanique. Je préfère donc vendre moins cher mais davantage. Ce métier est avant tout une passion pour laquelle je suis disponible le soir et les samedis quand les clients m’appellent. J’ai la chance d’avoir des clients avec lesquels je suis proche, des habitués du championnat mais aussi des personnes issues d’autres disciplines, voire de "nulle part". Cela permet de faire découvrir le tout terrain et au tout-terrain d’avoir de nouveaux adeptes. Aussi, je vois de plus en plus de pilotes du Sud me faire confiance, ils n’ont pas peur des 800 kms car une fois livré il n’y a pas de raison que le châssis remonte dans le nord-est.
3. Tes projets ne s’arrêtent pas là car tu as décidé de proposer un nouveau produit en 2rm. Peux-tu nous en parler ?
En effet, j’avais ce projet en tête depuis longtemps. D’abord pensé pour moi-même, j’ai finalement moins de « niaque » à 50 ans pour piloter. Contacté par Guillaume Lecouflet, j’ai alors relancé ce projet et décidé de recréer un « vrai » 2rm. Pour cela, il a fallu travailler sur la géométrie des trains, les suspensions, le phénomène de roulis, le centre gravité, le débattement (380mm à l’avant, 350mm à l’arrière) et l’implantation mécanique. Le 2rm est un marché à reprendre peu importe la motorisation. Il y a de la place pour tout le monde. Le moteur moto est une philosophie. A la vue des deux derniers championnats, les deux types de moteurs sont performants ce qui est très bien car cela ouvre plusieurs portes à tout le monde. Ainsi, j’aimerais essayer de recréer quelque chose. Aujourd’hui, l’auto de Guillaume Lecouflet et celle de Franco Martinez avancent bien mais les difficultés d'approvisionnement des pièces ont retardé leur sortie. Les autos devraient sortir au Gatinais fin avril.
L’ESSOR ET LES PROJETS DE YANN CLEVENOT / CRD CLEDZE
Cledze 2rm de Yann Clévenot vainqueur à Arzacq © Pixoffroad
Le pilote constructeur, vainqueur à Arzacq en catégorie 2rms, pourrait passer à la catégorie 4rms durant l’année. C’est l’occasion d’évoquer la belle réussite de ses autos mais aussi de présenter ses projets pour les années à avenir.
1. Lors de notre dernier entretien publié sur le site du rallye en mars 2017, tu venais de construire trois autos (la tienne, celle de Brulon, et celle de Pocheluberry). Cinq ans après, on compte 11 CRD Cledze 2rms. Peux-tu revenir sur ce développement ?
Avant tout j’avais commencé pour moi même si dans un coin de la tête j’espérais montrer notre savoir-faire car je croyais en ce produit et en cette catégorie. A l’époque je ne pensais pas en faire autant. J’ai la chance d’avoir des clients passionnés comme nous. Ces autos sont les mêmes de la première à la dernière, si ce n’est la couleur, et évoluent selon les moyens ou la sensibilité des pilotes et leurs apports personnels. Cela peut s’apparenter à une formule de promotion, ce qui peut plaire ou ne pas plaire, avec une différence faite par le pilote ou l’équipage. Nous avons essayé surtout de fiabiliser la boite de vitesse (aujourd’hui nous n’en cassons plus, nous les usons classiquement) et de faire évoluer l’auto par la recherche de « pérennité » c’est-à-dire en trouvant des pièces récentes et performantes afin que le client soit le moins embêté possible. Aussi nous avons cherché le meilleur "coût de vie". Ensuite, le travail a été d’affiner la performance, par exemple au niveau des amortisseurs Ohlins en 2020. Aujourd’hui, il y a 11 CRD Cledze 2rms et j’espère continuer en à faire un 12e, un 13e, et plus encore.
2. Après cet essor et cet accroissement constant, comment ton activité a évolué durant ces deux dernières années (construction, maintenance) ?
Avec l’interruption du championnat durant la crise sanitaire, l’activité a diminué et la concurrence sur le marché du 2rm s’est fait présente (entreprises « Rivet » avec Lavigne et Bozom, « Cazé » avec Lecouflet, « Gembo » avec Lendresse), c’est moins facile de vendre des autos. Aussi, certains pilotes n’ont pas pris la licence en 2020 ou 2021, j’ai donc moins travaillé en termes de « révision » ou de « casse ». Onze voitures peut paraitre beaucoup mais si seulement quatre roulent cela fait moins d’activités. Je me suis donc posé des questions et cela a retardé la construction du 4rm. J’en ai profité pour bien travailler sur les projets à venir mais j’ai préféré que l’activité « reprenne » pour finaliser sereinement les choses. Il semble que l’on repart sur une saison complète. Onze autos peut paraitre beaucoup mais je suis seulement « au début » par rapport à d’autres constructeurs qui ont plusieurs dizaines d’autos. J’ai donc la possibilité de développer l’activité.
3. Le Cledze 2rm continue d’évoluer tandis que tu prépares déjà un nouveau projet ?
En effet, la société Technospeed (ndlr : reprise par les frères Duplé) m’a proposé d’essayer des pneus conçus spécialement pour nos voitures. Roulant autrefois sur des Fedima, j’ai testé ces Technospeed à Arzacq et continuerai au Labourd afin de les valider et pourquoi pas de les commercialiser par la suite. L’ensemble fonctionne bien comme en témoigne la victoire à Arzacq il y a 8 jrs pour l’ouverture du championnat. Après le Labourd, je ferai une pause pour me consacrer entièrement aux clients et à un nouveau projet. J’espère que mes camarades et clients prendront le relais.
4. Peux-tu nous en dire davantage sur ce projet 4 roues motrices ? Lors de l’entretien de 2017 tu indiquais que le projet de faire un 4rm à moteur de moto n’était pas encore bien défini car à cette époque-là cela ne faisait pas assez la différence avec les 2rm en termes de performance par rapport à la différence du prix de revient des autos. Qu’est-ce qui t’a convaincu ?
J’ai vu qu’il y a moyen de faire quelque chose avec un moteur de moto en 4rm, notamment avec les victoires de Garicoix et Hélin. Cela a fait évoluer ma vision. La réflexion à mener a alors été de déterminer comment être performant pour concurrencer ce qui existe déjà. Cela implique une grosse remise en question dans les dimensions et dans les choix techniques. Aujourd’hui, tout est arrêté et en préparation, en finition. L’ensemble moteur boite sera un Kawazaki 1440 cc, les amortisseurs Ohlins, et la transmission centrale Elite. Pour le reste il y aura quelques choix de produits un peu innovant. C’est le cas pour les ponts pour lesquels j’ai travaillé avec l’une des meilleures entreprises, la société 3MO (qui travaille notamment pour le WRC). Il y a donc plusieurs intervenants dans la transmission (ponts et transfert central). Concernant la carrosserie, on reconnaitra le Cledze 2rm mais ce sera différent et davantage dans l’air du temps. On a pris le temps de travailler l’esthétique et la performance. J’espère sortir l’auto cette année sans toutefois déterminer une date précise. Je vais d’abord la développer et lorsque j’aurai du recul je la commercialiserai.
1. Félicitations pour ta première victoire en championnat de France au Rallye d’Arzacq 2022. Peux-tu revenir sur les moments clés de ton week-end ?
Samedi matin, avec mon copilote, nous sommes partis « à l’arrache », pas très sereins, en raison d’un problème de pression de pneus (1.2 bar dans chaque roue et chambres intérieures dégonflées). Voyant que cela tenait, nous avons enchainé la 2e spéciale sans assistance et signé le meilleur temps. L’après-midi, dans la 2e boucle, c’était plus sec. Louis DRONDE, qui n’avait pas reconnu les spéciales, était plus à l’aise. Nous avons alors essayé de rester « coller ». Nous rentrons 2e samedi soir à 16 sec. Dimanche matin, nous sommes partis à l’attaque pour essayer de gratter quelques secondes dans la première boucle et maintenir la pression. Louis a connu son problème de frein. Nous avons alors compté jusqu’à 10 sec d’avance sur HELIN à 2 spéciales du but. Dans l’avant dernière spéciale, je n’étais pas très à l’aise - comme au premier passage du matin - sans trop savoir pourquoi. Nous perdons toute l’avance et nous nous retrouvons au départ de la dernière spéciale avec seulement 0.2 sec d’avance sur J. HELIN et 3.6 sec sur S. BARTHE. J’étais un peu dépité, je me disais que ce rallye n'était pas pour nous. C’était la première fois que cette situation se présentait et je ne savais pas quoi faire. C’est à ce moment-là qu’Alain PIERRINE m’a pris entre quatre yeux à l’assistance et a réussi à trouver les mots pour m’encourager. Je me suis mis dans ma bulle et je suis parti « à bloc » avec juste un seule peur, celle d’en faire trop, et de faire une erreur ! Nous avons roulé propre, sans faire de bêtise, et ça a payé !
2. Le rugby t’a peut-être aussi aidé à appréhender ce moment ?
En effet, pour l’anecdote, sur la ligne de départ de la dernière spéciale, j’ai dit à Cédric NICOLAU, mon copilote, « écoute, cette finale - tu en as connu comme moi - on n’a pas le droit de la perdre ! », il m’a répondu « écoute, j’ai confiance en toi, tu mets gaz ! ». Nous avons tous les deux joué au rugby, nous avons la même mentalité et nous nous retrouvons sur beaucoup de points. Nous avons pris un pied de fou tout le week-end.
3. Sur ta première caméra embarquée publiée datant du Labourd 2015, pour seulement ton 2e rallye sur une grosse auto, on voit ton père te « guider », t’apprendre à piloter, et te donner confiance. Au point stop, il te dit « je suis fier de toi, t’as compris comment ça marche ! ». 7 ans après il doit être encore plus fier…
En effet, mon père et mon grand-père étaient très heureux dimanche soir. On n’y croyait pas ! Mon grand-père a roulé en Jeep et mon père a roulé en PACHIAUDI avant d’arrêter l’année de ma naissance en 1985. Ils sont motivés et sont prêts à s’investir pour m’aider à disputer le championnat complet, ça fait plaisir. A cette occasion, j’en profite pour remercier tous ceux qui m’aident à partager ces moments de sport et de camaraderie, ainsi que les organisateurs.
4. Tu « challengeais » les meilleurs depuis quelques temps, qu’est-ce qui t’a fait passer un cap ?
L’apprentissage se fait au fur et à mesure. Après le Fouquet (ndlr : ex LAPLACE et ORHATEGARAY) qu’on a fait évoluer au maximum, j’ai eu l’opportunité d’acheter le châssis Dronde identique au buggy 2L de Louis grâce à Pierre-Paul qui est un ami. Je me suis senti en confiance directement comme dans ma voiture de tous les jours. J’avais vu les trains de ce véhicule, il a un super comportement. Depuis la sortie de l’auto en 2019 (ndlr : équipée d’un Nissan 3.6L prépa TFT, BV Sadev, Pont HM, suspension P2S), nous l’avons faite évoluer avec Pierre-Paul et Louis. On titillait les pilotes de devant avec des podiums (3e aux cimes 2019, 2e en 2020, 2e à Royan en 2020). On a alors pris conscience qu’on pouvait essayer de gagner. Plus on roule vite, plus c’est plaisant, plus on prend confiance. Mon rêve ultime serait de gagner les Cimes. Mais ça reste un rêve, pour l’instant...









