Jean-Philippe DAYRAUT découvrira le Rallye du Labourd !
Jean-Philippe Dayraut, après des débuts prometteurs en Rallye Tout-Terrain et de belles victoires, quel regard portez-vous sur la discipline ?
Ayant le souhait d’essayer le « rallye » et connaissant très bien Laurent FOUQUET, j’ai saisi l’opportunité de rouler en Tout-Terrain. J’avais envie de rouler sur une voiture « sympa », performante, accessible en prix et sur laquelle je pourrais amener ma touche personnelle. C’est ce que je retrouve sur ce Rivet Porsche. Le niveau de performance est très élevé et je prends beaucoup de plaisir à rouler sur des parcours très divers. La discipline est conviviale et les organisateurs bénévoles font un travail incroyable pour que l’on puisse s’amuser durant un week-end. Il faut les féliciter. Aussi, c’est une belle discipline qui gagnerait à être davantage médiatisée et qui pourrait attirer de nouveaux concurrents.
Pilote reconnu, vous êtes également entrepreneur et très bon concepteur.
Il est vrai que je prends autant de plaisir à développer une voiture qu’à rouler. Avec ce Rivet Porsche, j’ai pu faire une auto 100% à mon goût. Tout a été refait comme je le souhaitais que ce soit au niveau châssis, couple moteur (chez TFT à Nogaro), ponts, amortisseurs Donerre, boite Sadev. Tout est nouveau de A à Z. Travailler avec Fabrice RIVET est très agréable, c’est un super technicien et un super gars. J’ai donc pu amener des choses nouvelles notamment en termes de transmission et de direction. Et ça paye au chrono. Aussi, depuis Arzacq, j’ai pu faire de nouveaux essais sur le circuit de Fontjoncouse avec pour objectif de toujours améliorer les petits détails (pneus, suspensions, aéro, transmissions).
Quel sera votre ambition sur ce Rallye du Labourd et pour la suite de la saison ?
Disputant pour la première fois le Rallye du Labourd, je vais découvrir totalement le parcours contrairement aux autres pilotes de tête qui le connaissent par cœur. Habitué à conduire à vue, rouler avec des notes est encore nouveau pour moi. Les écouter sera donc primordial sur ce type de rallye. Pour la suite de la saison, l’objectif sera de disputer l’intégralité du championnat sans toutefois viser le titre. Ce seront avant tout des week-ends de détente.
Un week-end spécial pour la famille Hirigoyen
Frantxoa, Mathieu et Hervé © merci aux photographes
Avec Frantxoa, Mathieu et Hervé au départ du rallye, le Labourd 2019 sera une fête pour cette famille d’Hasparren. Les trois cousins partageront ce moment pour la première fois.
Un moment familial
Dans les années 2000, Frantxoa, ainé des cousins, suivait les courses de son voisin G. Sallagoity puis a copiloté JC Viart et P. Orhatégaray. Avec le Fouquet de ce dernier, il a notamment remporté le rallye régional Bussunarits et décroché une 2e place au Rallye des Cimes. Le carrossier de Louhossoa partage sa passion entre la terre et l’asphalte. En août dernier, il a remporté pour la première fois le Rallye du Pays Basque (asphalte) : « J’avais loué une Fiesta R5 de 310 cv. Une superbe auto avec beaucoup de couple. C’est une auto de WRC avec 80 cv en moins. Le rallye asphalte offre la possibilité de louer des autos top Championnat permettant de viser la victoire. C’est idéal pour ceux qui ambitionnent de faire 1 ou 2 rallyes par an notamment à domicile. ». A une semaine du Labourd, Frantxoa entame une saison chargée : « Le week-end prochain je roulerai au Labourd sur le BMC diesel, auto conçue pour l’endurance. Assez lourde et dotée d’un moteur diesel bridé développant moins de 250 cv, je ferai le maximum pour rentrer dans le top 5. En parallèle, je sortirai bientôt une nouvelle auto pour l’asphalte. Il s’agit d’une Clio R3 Max (voiture d’usine de Renault sport) avec 2rm, 250 cv, BV séquentielle et amortisseurs Öhlins. Premiers tours de roues prévus fin mai pour le Saint-Emilion. »
Mathieu, quant à lui, a suivi les traces de son père Jean-Paul. Ce dernier qui a commencé le rallye en 2005 a connu la joie de terminer 3e du Labourd 2010 aux côté de P. Orhatégaray et G. Housset. D’abord copilote, Mathieu a pris le volant du Fouquet familial en 2009 lors des rallyes régionaux avant de s’inscrire définitivement en Championnat de France depuis 2012. Le pilote d’Urcuray a gravi les échelons jusqu’à remporter le titre de Champion de France 2017. Ce Labourd 2019 disputé en famille lui tient à cœur : « Après être passé près de la victoire ces deux dernières années j’espère concrétiser ces bonnes performances. Mais au-delà d’une compétition, ce rallye sera avant tout un moment familial particulier, une grande première pour nous. Ce sera un plaisir de se retrouver chacun au volant d’une voiture différente ainsi que de partager un moment convivial entre nous à l’assistance. »
En effet, cette année, Hervé sera également au départ du rallye. Habituellement à l’assistance et ayant déjà copiloté occasionnellement Mathieu et Frantxoa, ce sera une première pour lui : « J’avais envie de rouler au volant sans toutefois faire beaucoup de courses. Henri Cassin, un très bon ami, avait également le même souhait. Dès lors, plutôt que de louer, nous avons décidé d’acheter une auto ensemble et de nous la partager. Notre choix s’est porté sur le Fouquet PRV 3L de 250 cv de Caroline Paparamborde sur lequel nous avons travaillé avec Fabien (Ducasse) pour le mettre au goût du jour. Jean-Paul, Frantxoa et Mathieu nous ont également aidé. Si l’auto de Mathieu est le Fouquet standard actuel, le charme pour nous est de rouler avec le standard de la génération précédente. L’auto est d’ailleurs habillée des mêmes couleurs. ». Après un baptême au volant à Arzacq, Hervé sera au départ à domicile : « Après le souci moteur à Arzacq, je suis très content de faire mon premier Labourd. A cette occasion, je tiens à remercier vivement Nathanael Costil. Sans son aide, l’auto n’aurait pas été prête. Pour la suite, avant de revendre l’auto, le plaisir serait de faire une course avec Henri. ».
Nul doute que le souvenir sera beau si les trois pilotes sont à l’arrivée. Réponse dimanche prochain.
Denis ARTOLA étrennera son nouveau Cazé
Denis, nous avons pu suivre la construction du nouveau Cazé sur les réseaux sociaux, peux-tu nous en présenter la mécanique ?
Le projet était de faire une auto compétitive tout en prenant plaisir à y apporter des solutions techniques différentes par rapport aux autos précédentes. Habillée d’une carrosserie coupée sport, l’auto est composée d’un moteur Nissan 3.6 L prépa Foucart, d'une Sadev SC917 et de ponts Jo Benet. Côté amortisseurs ce sont des P2S avec à l'arrière barre stabilisatrice et système hydraulique.
Deuxième du rallye l’an passé, quel sera ton ambition cette année ?
Après des essais durant l'hiver et le baptême de l'auto à Arzacq, le but sera avant tout de se faire plaisir et de continuer le développement de la voiture en travaillant sur les amortisseurs et les trains.
Louis DRONDE, grand absent du Labourd 2019
Buggy Dronde, machine à records © Soule Team
Louis, tu seras absent du Labourd 2019, est-ce un regret ?
En effet, ayant vendu le buggy Dronde il y a dix jours je serai absent du rallye cette année. L’auto est partie en Normandie. Un regret ? Oui et non. L’opportunité s’est présentée de tourner la page et d’en ouvrir une nouvelle. Il fallait la saisir. Gagner avec cette auto était du « déjà fait ». C’était important de se fixer un nouvel objectif pour avancer. N’étant pas disponible ce week-end là je suivrai les temps en direct via les applications. A l’occasion de la vente du buggy, nous avons pris la photo ci-jointe pour illustrer cette machine à records. Aujourd’hui ça parait n’être pas grand-chose mais dans 20 ans ce sera un super souvenir.
Peux-tu nous en dire plus sur l’avancée et la sortie de ta nouvelle auto ?
Nous n’avons pas beaucoup avancé depuis un an. Nous avons déterminé l’emplacement de la mécanique (moteur Porsche, boite et ponts Hydro-Médoc) avec le plus de poids possible à l’arrière. Il s’agit d’une nouvelle boite 7 renforcée pour les gros moteurs. Ce sera la première. Nous avons également essayé d’améliorer les trains avant et arrière et mis des amortisseurs Reigger récents. Nous espérons une sortie pour le Baretous et ensuite j’enchainerai avec Orthez, Cimes, Royan et Plaines et Vallées. Il y aura quelques surprises sur la voiture !!
Nouveau challenge pour Eric BERROUET
Cledze 2rm Suzuki © Eric Berrouet
Eric, après deux ans de pause tu reviens à la compétition sur une nouvelle monture, un nouveau défi bien réfléchi ?
En effet, dès la vente du Rivet VW j’avais cette idée derrière la tête. J’ai eu beaucoup de discussions avec Yann (Clevenot) sur des sujets comme l’entretien, le coût et la performance de ses autos. Convaincu par leur charme, leur simplicité et leur fiabilité, j’ai fait l’acquisition en juillet dernier du Cledze de Damien BRULON. Il s’agit de la 2e auto conçue par Clevenot Racing Développement et montée par BRULON Usinage. Elle compte une course au Gers 2016. Equipée d’un moteur 1340 Hayabusa, de 4 öhlins et d’un pont élite, l’auto est identique aux 7 (ou bientôt 8) buggys Cledze.
Peux-tu revenir sur ces 9 derniers mois depuis l’acquisition du Cledze en juillet dernier ?
Nous avons entièrement démonté l’auto. Yann l’a passée au marbre et a refait tout le train avant. La carrosserie a été repeinte. Nous avons mis un démarreur démultiplié, modifié le radiateur, le ventilateur et les roulements de roue. Courant février j’ai pu faire une séance d’essai. L’auto est facile à prendre en main et le moteur en redemande tout le temps.
Après ces essais, comment aborderas-tu ton retour au Labourd les 5, 6 et 7 avril ?
Avant d’essayer l’auto j’étais naturellement curieux et un peu inquiet car 25 ans séparent cette auto de la précédente. J’avais une appréhension au vu de l’évolution technique. Mais l’auto se révèle finalement plus facile à prendre en main que l’ancienne. Maintenant il faut voir comment cela se passera en condition course avec le stress de la compétition.
Quel sera le programme pour la suite de la saison ?
Tout d’abord, faire le 1er départ à domicile me permet de remercier mon père qui a fait un énorme travail sur la voiture ainsi que mon oncle Dominique et son beau frère pour la carrosserie et la peinture. Merci également aux Clevenot pour leur travail familiale. Par la suite, si tout se passe bien, le programme sera Barétous, Orthez et Royan avec Chloé à mes côtés.
En SSV, Maxime FOURMAUX impressionne
Maxime FOURMAUX et Arthur PALISSIER © Team FOURMAUX
Maxime, ton frère Adrien (en WRC 2 – 23 ans) et toi (en Championnat de France – 28 ans) roulez en sport automobile avec un grand niveau de performance, sans doute une histoire de famille ?
Non, du tout. C’est d’ailleurs ce qui étonne les gens. Mon père est passionné de voiture en effet mais nous sommes de vrais amateurs et n’avons jamais pris de cours de pilotage ou fait de compétition auparavant. Nous roulions parfois sur circuit sur une Clio RS (en track day) ou encore sur simulateur. Avec mon frère, nous débriefions en direct et essayions d’améliorer chaque trajectoire. Dès que l’un faisait un meilleur temps, l’autre l’améliorait derrière. On se formait mutuellement. En 2012, sur le magazine échappement j’ai vu la publicité sur la sélection « rallye jeune FFSA », je me suis dit « pourquoi pas ». J’ai été parmi les 40 finalistes mais la finale s’est moins bien passée. Mon frère n’a pas souhaité tenter sa chance lors de sa 1ère année de médecine puis s'est inscrit l'année suivante et a terminé lauréat de l'édition 2016 de « rallye jeunes FFSA ».
Comment t’es-tu intéressé au SSV et au Championnat de France des Rallyes tout terrain ?
Durant la saison 2017 faisant suite au concours "Rallye jeunes", j’ai disputé, en copilote d’Adrien, le championnat de France des Rallyes Junior (6 courses). Prenant de son côté une tournure professionnelle, j’ai laissé ma place pour favoriser son développement et me consacrer également à mon métier que je ne pouvais pas mettre entre parenthèses. Cela m’a cependant donné envie de rouler au volant. J’avais déjà roulé avec un RZR 1000 et grâce au magazine « Quad Passion TT » j’ai découvert le Championnat de France des Rallyes TT. J’ai également pu en savoir plus grâce aux réseaux sociaux et à YouTube. Ensuite, étant attiré par la terre, j’ai été intéressé par la structure de « Quad Bike Evasion », le Can’Am x3, et surtout la fiabilité dont font preuve ces engins. Cela offre un rapport coût, plaisir, performance raisonnable. Avec le budget d’un ou deux rallye asphalte on peut quasiment financer une saison en SSV. Aussi, l’entretien de mon X3 est rapide et peu coûteux (courroie, vidange).
Lors de ta victoire au Rallye d’Arzacq début mars, tu as été le plus rapide et tu t’es permis de pousser à la faute un pilote référence tel que Sébastien GUYETTE. Comment expliques-tu ces performances ? Aussi, sur ta caméra embarquée on peut observer un système de note bien réglé.
J’avais fait quelques courses en Belgique et on m’avait parlé dès mon arrivée de Sébastien GUYETTE en me rapportant que « c’était un avion et qu’on ne peut pas aller le chercher ». C’est donc une bonne nouvelle que de pouvoir le pousser dans ses derniers retranchements. La concurrence nous pousse à aller toujours plus vite. Le Rallye Jeune m’a permis d’apprendre le métier de copilote et même si je n’avais pas le volant cela m’a permis de connaître la théorie.
Peux-tu revenir en quelques mots sur les 6h de Bordeaux disputés ce week-end ?
Les 6h de Bordeaux disputés avec Romain LOCMANE sur son Can’Am x3 ont été une expérience intéressante. J’ai signé le 4e temps des qualifications. Pendant la course, nous étions provisoirement 4e (derrière Tartarin, Warnia et Guyette dont un qui n’avait pas encore ravitaillé en essence). Malheureusement, le radiateur étant « pourri » le moteur a cassé.
Quel sera ton programme en Rallye et en Endurance TT ?
En Rallye TT, si cela se passe bien, ce sera une saison complète (sauf Jean de la Fontaine) tandis qu’en Endurance rien n’est défini.
Guy HOUSSET, un retour pour deux anniversaires
Victoire au Labourd 2009 © François LAUNAY
1. Guy, à l’occasion des 10 ans de ta victoire au Labourd 2009, peux-tu revenir sur tes meilleurs souvenirs en Rallye TT et notamment sur cette victoire ?
J’ai de très bons souvenirs en 2rm notamment de l’arrivée à Ainhoa dans des spéciales comme Grachienko et La Chapelle. Cette dernière est une spéciale qu’il m’arrive encore de faire à vélo. Ce Labourd 2009, après être passé près de la victoire en 2004 et 2008, est également un très bon moment. Il récompense tous les efforts portés pendant des années. Les 3 podiums aux Cimes (2006, 2009 et 2010) également. Aussi, les week-ends passés durant ces épreuves m’ont permis de côtoyer des gens de toute la France et ont été l'origine de belles rencontres et de belles histoires. Enfin, il revient de souligner que tout ce que j’ai pu faire, je l’ai toujours fait grâce aux copains. C’est une passion que j’ai partagée, certes, mais sans eux je n’aurais jamais pu vivre cette passion. J’ai eu la chance d’avoir une équipe et j’ai passé de très beaux moments humainement avec eux.
2. Depuis ta dernière course en tout-terrain en 2012, tu t’es orienté vers le Rallye-Raid ?
J’ai toujours été attiré par le désert et ai toujours suivi le Dakar. J’avais envie de découvrir l’Afrique et Jean-Christophe VIART m’a fait découvrir le Maroc en RZR. Il m’a donné des indications. Je me suis ainsi intéressé à la discipline en regardant des sites et en me renseignant à droite à gauche. Le Rallye Raid et les Bajas ne sont pas basés sur la vitesse mais sur l’endurance, il n’y a pas le stress et l’intensité du rallye. Cette discipline me permet également de consacrer ma passion sur une semaine ou deux par an et d’être davantage disponible pour ma vie professionnelle et familiale.
3. Peux-tu nous en dire plus sur ton buggy de rallye raid et sur les épreuves disputées ?
J’ai fait l’acquisition d’un buggy BAT construit en Afrique du Sud. L’auto - qui a fait le Dakar africain - appartenait à un team monté par G. De Mevius, un pilote belge reconnu. L’auto destinée aux Rallyes raids et aux Bajas est équipée d’un moteur Nissan 3.5 L, d’une boite Mendeola, et d’amortisseurs Fox.
J’ai pu notamment participer au Morroco Sand express et au Carta Rallye. Ces épreuves permettent de rouler 2 500 kms sur une semaine. Avec des départs à 8h et 400 kms de spéciale, nous terminons la journée à 13h ce qui est très sympa tant sur le plan sportif qu’humain.
4. Quel sera ton programme cette année ?
Pour les 18 ans de ma fille, nous avons décidé de lui faire un joli cadeau en participant ensemble au Rallye du Labourd. Nous roulerons avant tout pour le plaisir. J’adresse un grand merci à Xalbador BOUCHET qui m’a spontanément proposé sa voiture (Ndlr : BMC 4rm Suzuki) dès que je lui ai parlé de ce projet, preuve de son amitié.
Dès la semaine suivante, je participerai avec Jean-Pierre SAINT MARTIN au Morroco Désert Challenge (vérifications jeudi 11 & vendredi 12 avril, puis 8 jours de compétition du samedi 13 avril au samedi 20 avril). L’objectif serait à terme de participer à l’Africa Eco Race avec son arrivée à Dakar.
Entretiens croisés de Lionel BABAQUY et Daniel HIRIART
Daniel HIRIART et Lionel BABAQUY © Christopjhe DARRACQ
1. Lionel, Daniel, pouvez-vous présenter votre parcours ?
Lionel : J’ai commencé en kart cross (aujourd’hui appelé sprint car) il y a vingt ans. C’est comme cela que nous nous sommes rencontrés avec Daniel à l’âge de 22-23 ans et nous sommes amis depuis.
J’ai roulé en UFOLEP pendant 10 ans, puis en FFSA en challenge CORAC (régional) et en coupe de France (national). J’ai pu notamment remporter le challenge CORAC en 2014/2015 en D2 au terme de 10 épreuves organisées dans le « Grand-Sud » (jusqu’à Perpignan). La Coupe de France, quant à elle, nécessite de plus longs déplacements (notamment en Bretagne). Daniel et moi faisions les déplacements ensemble. Côté auto, j’ai commencé avec un Fouquet à moteur de 2cv, puis roulé sur des Fouquet récents mais surtout sur des MMS.
Daniel : J’ai commencé le kart cross en 1995 à 20 ans sur un châssis artisanal à moteur 652. Deux ans plus tard j’ai en effet rencontré Lionel et l’on s’est suivi durant 10 ans en UFOLEP. Par la suite, j’ai davantage roulé en coupe de France avec notamment deux saisons complètes (de 8 courses) et quelques courses de CORAC. J’ai notamment roulé avec des Fouquet et des Camotos.
2. Qu’est-ce qui vous a décidé à venir en rallye tout-terrain ?
Lionel : Etant le neveu de Jean-Pierre GONI, j’ai toujours baigné dans le tout-terrain. Cependant ma seule expérience en Rallye était un « Dunes et Marais » aux côtés de mon cousin Grégory sur un Phil’s car. Le kart cross m’a longtemps convenu mais faisant au mieux 30 kms dans le week-end j’ai souhaité m’orienter vers le rallye. Il était clair que je viendrais avec un véhicule à moteur de moto. A l’époque du Tomahawk je n’étais pas encore décidé, puis l’idée a fait son chemin jusqu’à l’acquisition du Cledze.
Daniel : Pour ma part, je ne suivais pas énormément la discipline hormis le Labourd. J’ai été décidé par le moteur de moto, le 2rm pour la glisse, les nombreuses épreuves dans le sud-ouest et la possibilité de rouler 100 kms dans le week-end (contre maximum 7 manches de 5 min dans le week-end en kart cross). Le Cledze est vraiment plaisant : joli, moteur avec du bruit, des résultats, un constructeur local, familial, à l’écoute, de bons conseils. Joël et Yann étaient également très présents à Arzacq.
3. Pouvez-vous nous présenter votre auto ?
Lionel : Il s’agit du Cledze que Yann Clevenot a sorti au Rallye du Gers à l’été 2017. Il a terminé la saison avec (6 courses) et me l’a vendu à l’intersaison après révision. J'ai ainsi commencé à Arzacq 2018.
Daniel : Il s’agit d’une auto neuve sortie des ateliers « CRD Cledze » pour cet Arzacq 2019. Elle est identique à celle de Lionel.
4. Vos premiers pas avec votre Cledze ?
Lionel : Après seulement 10 kms en essais, j’ai attaqué la saison 2018 à Arzacq dans des conditions difficiles, puis au Labourd sur un terrain glissant et une sortie dans l’ES3. Je suis ensuite revenu à Dunes et Marais sur le sec le samedi et sous la pluie le dimanche. J’ai pu y signer 2 scratchs et deux 2nd temps.
Daniel : J’ai roulé seulement 4 kms avant cet Arzacq 2019 par manque de temps et d’endroit où essayer l’auto. Arzacq était le vrai baptême. Avec Joël mon copilote nous partions d’une feuille blanche.
5. Un mot sur cet Arzacq 2019 ?
Lionel : Après une révision hivernale (boite et moteur dans le même bloc, et plaquettes de frein), j’ai passé un super week-end à Arzacq. Niveau météo et tracé c’était incomparable à l’édition 2018. C’était également très sympa de batailler avec les autres Cledze. Nous avons tous les mêmes autos alors cela se joue sur le pilotage. Ce sont des autos fiables et performantes. Pour preuve, sur les 6 autos au départ les 6 sont à l’arrivée.
Daniel : Début stressant car nous avions tout à apprendre (organisation de l’assistance, pointage, se mettre à l’heure du rallye…). Je remercie Lionel et son copilote Nicolas qui nous ont énormément accompagnés du début à la fin, ainsi que son assistance qui a été top tout le week-end. Nous avons pu être confiants avec la machine. Aucun souci, aucune rayure. L’auto est fiable et c’est ce que je recherchais. J’ai retrouvé les sensations du kart en plus puissant. Le samedi j’ai essayé de comprendre comment l’auto fonctionnait en conduisant comme en kart (accélération/freinage droit), tandis que le dimanche j’ai essayé de rouler avec le frein à main mais cela me semble moins efficace pour le moment.
6. Votre programme pour la suite de la saison ?
Lionel : Labourd, Barétous et Royan. Peut-être Orthez.
Daniel : Labourd, Orthez et Royan.
7. Vous êtes-vous déjà accrochés sur la piste en sprint car ?
Lionel : Une seule fois à Faleyras.
Daniel : Je ne m’en souviens pas. Si Lionel s’en rappelle c’est que c’est moi qui ai dû le toucher (rires).
8. Une qualité de ton camarade ?
Lionel : Daniel est un super pilote avec un super coup de volant.
Daniel : Lionel est un bâtant, un gagneur et un bon compagnon.









